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Actualités - Chronologie

Birmanie : 18 militants étrangers détenus à Rangoon (photo)

Selon des diplomates, les autorités birmanes détenaient toujours lundi 18 étrangers arrêtés à Rangoon pour avoir distribué des tracts invitant la population à se souvenir du massacre d’étudiants commis par l’armée il y a dix ans, et que l’opposante Aung San Suu Kyi a toujours dénoncé. Les 18 — dont six Américains et un Australien — avaient été interpellés dimanche après la distribution de pamphlets en huit points de la capitale. Des diplomates australiens interrogés ont déclaré ignorer si leur ressortissant et ses 17 compagnons appréhendés allaient être expulsés ou inculpés. «Notre consul n’a pas eu, jusqu’ici, accès à notre ressortissant mais je pense qu’on s’achemine vers des expulsions», a déclaré un membre de l’ambassade d’Australie. Toutefois, un autre diplomate d’un pays asiatique a estimé qu’il serait surprenant que la junte militaire au pouvoir à Rangoon relâche les militants étrangers sans les sanctionner d’une manière ou d’une autre. «A mon avis, ils écoperont d’au moins un an de prison», a-t-il prédit. La plupart des personnes arrêtées dimanche sont asiatiques (trois Thaïlandais, trois Malaisiens, trois Indonésiens et deux Philippins) mais le groupe des 18 comprend aussi, selon un communiqué du gouvernement birman, six Américains et un Australien. Les militants étrangers étaient arrivés par avion le 7 août de Bangkok munis de visas de touristes et comptaient en repartir le 9. «Malgré cette campagne d’incitation à l’agitation, la situation à Yangon, Mandalay et ailleurs est calme et pacifique», avait assuré dimanche le gouvernement dans son communiqué. Ce dernier ajoutait que des tracts et autres pamphlets incitant la population à manifester ont été trouvés dans leurs chambres d’hôtel. Ceux qui distribuaient des tracts se réclamaient d’une coalition intitulée «Asean alternative», utilisant le sigle anglais de l’Association des nations du Sud-Est asiatique, mais l’information n’a pas pu être confirmée à l’antenne de Bangkok de ce mouvement. Le 8 août 1988, l’armée avait ouvert le feu sur des manifestants sur les marches de l’hôtel de ville de la capitale, faisant de nombreux morts. Des milliers de personnes avaient été tuées durant les troubles qui avaient suivi, estime l’opposition. Samedi, le dixième anniversaire s’est déroulé dans le calme à Rangoon, et des habitants ont fait état d’une ville plus silencieuse que de coutume, nombre de personnes évitant les rues par crainte de troubles. (Reuters)
Selon des diplomates, les autorités birmanes détenaient toujours lundi 18 étrangers arrêtés à Rangoon pour avoir distribué des tracts invitant la population à se souvenir du massacre d’étudiants commis par l’armée il y a dix ans, et que l’opposante Aung San Suu Kyi a toujours dénoncé. Les 18 — dont six Américains et un Australien — avaient été interpellés dimanche après la distribution de pamphlets en huit points de la capitale. Des diplomates australiens interrogés ont déclaré ignorer si leur ressortissant et ses 17 compagnons appréhendés allaient être expulsés ou inculpés. «Notre consul n’a pas eu, jusqu’ici, accès à notre ressortissant mais je pense qu’on s’achemine vers des expulsions», a déclaré un membre de l’ambassade d’Australie. Toutefois, un autre diplomate d’un pays...