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Actualités - Chronologie

Affaire Lewinsky : Henry Hyde, l'homme-clé du Congrès

Si l’affaire Lewinsky devait être portée devant le Congrès, l’homme-clé — dont dépendrait en grande partie le sort du président Bill Clinton — serait un républicain de 74 ans, veuf, catholique et à la réputation d’homme intègre. Henry Hyde, le président de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, serait un des premiers à devoir examiner et rendre compte d’un rapport du procureur indépendant Kenneth Starr qui enquête depuis quatre ans sur différents scandales touchant à la Maison-Blanche, et notamment sur un éventuel faux témoignage du président Bill Clinton dans l’affaire Monica Lewinsky. Sa commission, composée de 20 républicains et de 15 démocrates, aurait en effet à recommander à la Chambre toute entière l’ouverture ou non d’une procédure en destitution si elle décidait que M. Clinton s’était rendu coupable de «crimes et délits». M. Hyde, un ancien avocat à l’imposante chevelure blanche, représente une circonscription de la banlieue de Chicago, dans l’Illinois, dont est originaire Hillary Rodham Clinton, l’épouse du président. M. Hyde, dans sa jeunesse démocrate, est aujourd’hui un républicain conservateur, connu pour ses prises de position contre l’avortement. Selon «l’almanach de politique américaine», il bénéficie du respect d’un grand nombre de ses collègues — tant républicains que démocrates — à la Chambre en raison de son honnêteté intellectuelle, de sa grande rigueur et d’une philosophie conservatrice teintée de compassion pour les plus démunis. Son opposition farouche à l’avortement est associée par exemple à son soutien aux congés parentaux et aux mesures visant à obliger les pères divorcés à assumer une responsabilité financière pour leurs enfants. Chaud partisan de l’ancien président républicain Ronald Reagan, M. Hyde, qui est au Congrès depuis 1974, l’avait défendu dans le cadre de l’affaire Iran-Contra, lorsque la Maison-Blanche avait été impliquée dans la fourniture d’armes aux «contras» du Nicaragua, payées grâce à des ventes secrètes d’armes à l’Iran. Plus récemment, il avait présidé une commission spéciale mise sur pied pour examiner l’implication éventuelle du gouvernement du président Clinton dans les livraisons secrètes d’armes à la Bosnie. Il avait conclu à l’absence de scandale, mais avait estimé que le gouvernement était coupable «d’ineptie en matière de politique étrangère». «Je ne me réjouis pas à l’idée d’avoir cette très lourde responsabilité», affirmait récemment M. Hyde, interrogé sur l’éventualité d’avoir à se prononcer sur un rapport du juge Starr. (AFP - Reuters)
Si l’affaire Lewinsky devait être portée devant le Congrès, l’homme-clé — dont dépendrait en grande partie le sort du président Bill Clinton — serait un républicain de 74 ans, veuf, catholique et à la réputation d’homme intègre. Henry Hyde, le président de la commission judiciaire de la Chambre des représentants, serait un des premiers à devoir examiner et rendre compte d’un rapport du procureur indépendant Kenneth Starr qui enquête depuis quatre ans sur différents scandales touchant à la Maison-Blanche, et notamment sur un éventuel faux témoignage du président Bill Clinton dans l’affaire Monica Lewinsky. Sa commission, composée de 20 républicains et de 15 démocrates, aurait en effet à recommander à la Chambre toute entière l’ouverture ou non d’une procédure en destitution si elle décidait...