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Actualités - Chronologie

Les kataïouchtchiessa Kamni à Moscou , après 35 ans d'attente (photo)

Il aura fallu trente-cinq ans: après une douzaine de tournées mondiales, les Rolling Stones viennent de donner leur tout premier concert à Moscou, une génération après avoir été interdits par les dirigeants soviétiques. 60.000 spectateurs ont applaudi à tout rompre le fameuse troupe britannique honnie par l’ancien régime. «Le régime de l’époque ne voulait pas de groupes de rock ici», raconte le chanteur du groupe Mick Jagger, 55 ans, en rappelant les motifs «complètement politiques» du refus des autorités locales de les accueillir. «Nous avons essayé de venir ici à partir de 1967», ajoute-t-il. «Nous nous produisions à Varsovie et avons demandé s’il était possible de venir à Moscou. Quelqu’un (de Moscou) est venu nous voir... et a assuré que nous étions bien trop décadents. Ils disaient que jamais nous ne viendrions en Russie», a-t-il raconté. Les autorités soviétiques des années 60 et 70 avaient une aversion particulière pour le groupe. Le ministre de la Culture de l’époque, Ekaterina Fourtseva, avaient interdit le groupe d’antenne pour s’assurer que des chansons comme «Let’s Spend the Night Together» et «Honky Tonk Woman» ne soient jamais jouées en URSS. Une interdiction et une réputation sulfureuse qui ont en fait contribué à les rendre plus attractifs. «L’intérêt s’est encore accru quand le groupe a été empêché de se rendre ici dans les années 70», affirme Natacha Popova, postée devant l’hôtel Baltschug, sous la pluie, en compagnie d’une poignée de fans, dans l’espoir d’y entrevoir ses héros. «Maintenant, les gens sont intéressés davantage parce qu’ils savent que ce pourrait être la dernière fois», ajoute-t-elle. «Ils pouvaient les empêcher de venir ici, mais ils ne pouvaient pas nous empêcher d’écouter leur musique. On pouvait se procurer les disques, bien que très chers, ou bien les enregistrer», raconte Valeri Smirnov, 47 ans, un fan «de la première heure». «Mais le meilleur, c’est de les voir en chair et en os. Et j’ai attendus très longtemps». La récompense aura été à la hauteur de l’attente. Mardi soir, effets techniques spectaculaires, — avec l’aide de quelque 400 machinistes —, écrans géants, shows lasers et une séance de chansons à la demande via Internet ont constitué l’essentiel de la prestation des Stones, qui devrait durer plus de deux heures. Les organisateurs de la tournée Bridges of Babylon, qui a débuté à Chicago en septembre dernier et dont c’était la 91e représentation, sont restés toutefois évasifs sur le nombre de personnes ayant déboursé entre 120 et 2.175 roubles (19 à 350 dollars) pour voir enfin les Kataïouchtchiessia Kamni (les Rolling Stones en Russe).
Il aura fallu trente-cinq ans: après une douzaine de tournées mondiales, les Rolling Stones viennent de donner leur tout premier concert à Moscou, une génération après avoir été interdits par les dirigeants soviétiques. 60.000 spectateurs ont applaudi à tout rompre le fameuse troupe britannique honnie par l’ancien régime. «Le régime de l’époque ne voulait pas de groupes de rock ici», raconte le chanteur du groupe Mick Jagger, 55 ans, en rappelant les motifs «complètement politiques» du refus des autorités locales de les accueillir. «Nous avons essayé de venir ici à partir de 1967», ajoute-t-il. «Nous nous produisions à Varsovie et avons demandé s’il était possible de venir à Moscou. Quelqu’un (de Moscou) est venu nous voir... et a assuré que nous étions bien trop décadents. Ils disaient que jamais...