La jeunesse ressuscite un métier ancestral Pêcheur de perles au Koweit
le 12 août 1998 à 00h00
Une fois l’an, de jeunes Koweitiens oublient pour quelques jours le confort de la vie moderne et renouent avec la rude existence de leurs aïeuls pêcheurs de perles, lorsque le pétrole n’existait pas. Cette année encore, six boutres traditionnels ont emmené 60 adolescents vers les bancs d’huîtres à plus d’un kilomètre au large, pour un séjour d’une semaine destiné à éprouver leur endurance à la plongée sans scaphandre. Dormant à la belle étoile, se nourrissant de riz, de poisson et de dattes, ils espèrent, comme leurs grands-parents, voir leur peine récompensée par l’éclat blanc d’une perle au fond de sa coquille. Les vétérans qui les accompagnent ne sont pas déçus par les jeunes, dont certains sont parvenus au bout de la troisième journée à effectuer jusqu’à 100 plongées quotidiennes. Abdallah Rajab Ali, président du comité organisateur, attribue ces performances à la «dure sélection» des candidats, et à six semaines d’entraînement intensif. Attachés à une corde et lestés par du plomb, les plongeurs atteignent rapidement trois à neuf mètres de fond. Ils passent deux minutes à cueillir les huîtres qu’ils mettent dans un panier attaché à une autre ligne. Pour signaler à un camarade en surface qu’il est à bout de souffle ou qu’il a cueilli assez d’huîtres, le plongeur tire à coups secs sur la corde. Les plongeurs sont vêtus de noir pour éloigner les méduses et les requins, se bouchent le nez avec une pince, mais ils n’utilisent pas de masque ni de palmes. Le but recherché par tous est une «dana», une perle d’une pureté et d’une forme parfaite qui vaut de nos jours jusqu’à 3.000 dinars (10.000 dollars). Mais sur les 26.000 huîtres recueillies les premiers jours du voyage, deux perles de qualité seulement ont été trouvées, et aucune «dana». Durant des siècles, Koweit a exporté des perles vers l’Europe, via des centres de tri à Malabar, Bombay et Bahrein. Une grande fête attend les jeunes plongeurs lors du retour sur la terre ferme, mais ils ne connaîtront pas les scènes de désolation qui assombrissaient le retour, il y a deux générations à peine, lorsque des plongeurs manquaient à l’appel. (AFP)
Une fois l’an, de jeunes Koweitiens oublient pour quelques jours le confort de la vie moderne et renouent avec la rude existence de leurs aïeuls pêcheurs de perles, lorsque le pétrole n’existait pas. Cette année encore, six boutres traditionnels ont emmené 60 adolescents vers les bancs d’huîtres à plus d’un kilomètre au large, pour un séjour d’une semaine destiné à éprouver leur endurance à la plongée sans scaphandre. Dormant à la belle étoile, se nourrissant de riz, de poisson et de dattes, ils espèrent, comme leurs grands-parents, voir leur peine récompensée par l’éclat blanc d’une perle au fond de sa coquille. Les vétérans qui les accompagnent ne sont pas déçus par les jeunes, dont certains sont parvenus au bout de la troisième journée à effectuer jusqu’à 100 plongées quotidiennes....
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