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Actualités - Reportage

Al-Mashtal : l'appel du vert (photos)

Au cœur d’une région qui connaît un développement urbain anarchique, un dernier petit ilôt de résistance accorde un asile inespéré à la nature dépossédée. Petit? Pas vraiment: 30.000 m2 de cultures en terrasse font d’Al-Mashtal l’un des premiers pépiniéristes du Liban et de la région. Installé à Ghazir depuis 1984, ce n’est qu’en 1985-1986 que la production est lancée. Elle est principalement destinée au marché du Golfe. Al-Mashtal s’est taillé une solide réputation à Koweit, à Taëf ou à Jeddah. L’entreprise a développé un savoir-faire servi par un micro-climat libanais particulier: rose, jasmin, ananas et autres buissons ont pu s’adapter sans problèmes au climat désertique de la péninsule arabique. La guerre du Golfe et la fin de la guerre au Liban ont réorienté Al-Mashtal vers le marché libanais alors en pleine expansion. Les Libanais, de retour de leur émigration forcée en Europe ou en Amérique, voulaient recréer l’environnement verdoyant qu’ils ont pu apprécier dans ces contrées. Al-Mashtal était là pour les aider et les conseiller. Rapidement, il a pu s’imposer. Des jardins privés, on est vite passé à des chantiers beaucoup plus importants, comme celui du Casino du Liban, de l’AIB, et bientôt celui de l’autostrade de Nahr el Kalb. Avec la fin de la première tranche des travaux dans le centre-ville, c’est Al-Mashtal qui a été choisi pour planter une bonne partie des rues de la capitale. Selon M. Elie Baz, l’un des deux propriétaires d’Al-Mashtal: «C’est un métier délicat qui nécessite des qualifications, une expérience et beaucoup d’amour. «Toutes nos équipes, de l’ouvrier à l’ingénieur, sont parfaitement formées pour évoluer dans ce milieu. Mais le contact humain joue un rôle important. Avant de satisfaire la commande d’un client, on se renseigne sur son habitat: la maison, le terrain qu’on doit aménager et ses particularités: on ne réalise pas un jardin de la même façon s’il y a une piscine ou un barbecue par exemple. Ce que nous voulons, c’est bien sûr vendre nos plantes, mais nous voulons aussi nous assurer que ces plantes vont vivre, grandir et donner du plaisir à leur propriétaire. Régulièrement, nos contremaîtres font le tour des clients, pour leur demander des nouvelles de leur jardin et leur procurer gracieusement des conseils utiles. Nous considérons que le jardin du client est notre jardin». Mais l’ambition de M. Baz ne s’arrête pas là: «Je lance un appel, dit-il, à toutes les nouvelles équipes municipales. Nous sommes prêts à les aider dans leurs projets de reboisement et d’embellissement de leurs villes et villages. Nous sommes prêts à leur fournir des plantes à prix coûtant, voire même à 50% de leur prix avec des facilités de paiement, et notre conseil en plus. Le Liban vert ne doit pas faire partie de l’histoire. Il ne tient qu’à nous de le faire renaître. On y trouvera tous notre compte». Gageons qu’un tel enthousiasme sera contagieux. Ce sera la meilleure récompense pour un pépiniériste passionné.
Au cœur d’une région qui connaît un développement urbain anarchique, un dernier petit ilôt de résistance accorde un asile inespéré à la nature dépossédée. Petit? Pas vraiment: 30.000 m2 de cultures en terrasse font d’Al-Mashtal l’un des premiers pépiniéristes du Liban et de la région. Installé à Ghazir depuis 1984, ce n’est qu’en 1985-1986 que la production est lancée. Elle est principalement destinée au marché du Golfe. Al-Mashtal s’est taillé une solide réputation à Koweit, à Taëf ou à Jeddah. L’entreprise a développé un savoir-faire servi par un micro-climat libanais particulier: rose, jasmin, ananas et autres buissons ont pu s’adapter sans problèmes au climat désertique de la péninsule arabique. La guerre du Golfe et la fin de la guerre au Liban ont réorienté Al-Mashtal vers le...