S’il y a un secteur qui a profité de la reconstruction du Liban, c’est celui des pépinières. Il n’est pas une région, pas une ville ou un village qui n’ait son pépiniériste. L’entreprise semble à la portée de tous: il suffit d’avoir un terrain, dépassant rarement les 5.000 m2, on importe un ou deux «containers» de plantes rares et on les vend. Or une plante est tout sauf un produit de supermarché. Une plante vit et grandit. Elle a besoin d’entretien. Son heureux propriétaire doit être conseillé lors de l’achat et par la suite aussi. Il ne suffit pas de remplacer une plante morte par une autre vivante? Il faut tout faire pour que cette plante vive et occupe une place de choix dans votre jardin. Et une plante peut être un investissement: achetée dix dollars, elle peut valoir 1.000 ou 2.000, après dix ans de soins. La plupart des pépinières, qui ferment leurs portes aussi vite qu’elles les ont ouvertes, n’ont eu en vue que la rentabilité immédiate: une plante achetée 1 $ dollar sera vendue 1,20 ou 1,30 dollar. Or il faut savoir que sur un lot, il y a souvent plus de 20% de mortalité. S’ajoutent des taxes exorbitantes qui peuvent atteindre 50 à 60% sur certains produits de jardin, et les frais de transport très importants, on se rend compte que 20% ou 30% de marge ne sont que rarement suffisants pour couvrir les frais. Ce qui explique les faillites nombreuses dans le secteur. Mais aussi vite que l’une ferme, une autre ouvre. En fin de compte, seuls les plus grands, bénéficiant de très grands terrains pouvant accueillir de très grandes variétés et assurant les besoins de tout le marché, pourront tirer leur épingle du jeu. Pas de place pour l’amateurisme dans ce domaine, surtout dans un marché saturé. Encore faut-il que les pouvoirs publics jouent le jeu et cessent de harceler les pépiniéristes par une politique fiscale incohérente qui grève lourdement leurs budgets. Un premier pas positif a été franchi dernièrement avec une loi obligeant toute personne qui construit un immeuble ou une maison, à planter un nombre d’arbres en fonction de la superficie occupée. Une bouffée de vert est nécessaire pour que le Libanais puisse supporter un quotidien de plus en plus stressant.
S’il y a un secteur qui a profité de la reconstruction du Liban, c’est celui des pépinières. Il n’est pas une région, pas une ville ou un village qui n’ait son pépiniériste. L’entreprise semble à la portée de tous: il suffit d’avoir un terrain, dépassant rarement les 5.000 m2, on importe un ou deux «containers» de plantes rares et on les vend. Or une plante est tout sauf un produit de supermarché. Une plante vit et grandit. Elle a besoin d’entretien. Son heureux propriétaire doit être conseillé lors de l’achat et par la suite aussi. Il ne suffit pas de remplacer une plante morte par une autre vivante? Il faut tout faire pour que cette plante vive et occupe une place de choix dans votre jardin. Et une plante peut être un investissement: achetée dix dollars, elle peut valoir 1.000 ou 2.000, après dix ans...
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