Amsterdam, décorée de drapeaux roses et jaunes, s’est mise à l’heure «gay» en devenant pour une semaine la capitale de l’homosexualité, avec la cinquième édition des «Jeux Gay». Du «Village de l’amitié», le quartier général des ces jeux en plein centre de la ville, en passant par ses rues et ses canaux, Amsterdam a fait sien l’emblème de la principale devise de l’événement: «Afficher son homosexualité». «Les jeux doivent renforcer la fierté des homosexuels et des lesbiennes et cultiver le respect et la compréhension dans le monde non homosexuel», affirme-t-on sur leur site Internet. Selon les autorités, quelque 250.000 sympathisants et curieux ont déferlé à cette occasion sur la «Venise du Nord», et les rues de la ville sont remplies de couples «gay» s’affichant au grand jour. La fête a commencé avec la cérémonie d’ouverture samedi soir au stade Arena du club de football de l’Ajax-Amsterdam. Après le défilé des 15.000 sportifs en petite tenue, les jeux ont été officiellement ouverts par le maire de la ville, Schelto Patijn, et Martina Navratilova, en duplex depuis les Etats-Unis. Sous l’œil amusé du premier ministre néerlandais, Wim Kok, qui agitait un petit drapeau rose, une cinquantaine de «chippendales» ont mis en scène un strip-tease, sortant à leur tour de petits drapeaux roses et jaunes de leurs strings. Le couturier français, Jean-Paul Gaultier, invité à prononcer un discours, a estimé qu’il s’agissait «du plus grand événement pour homosexuels et lesbiennes» et que «les Jeux gay seront aussi fantastiques que la Coupe du monde qui s’est tenue à Paris» en juin-juillet. Il a été suivi par la chanteuse transexuelle israélienne Dana International. Avec des allures de diablesse dans une robe moulante noire, elle a chanté son hit de l’Eurovision, «Diva», acclamée par les 50.000 spectateurs présents dans le stade. La journée de dimanche a marqué le début des compétitions sportives, avec, entre autres, le patinage artistique pour lequel des couples de danseurs homosexuels vont s’affronter. Cette épreuve a toutefois donné lieu à de nombreux remous puisque la fédération internationale de patin à glace a menacé d’interdire l’accès aux prochaines compétitions officielles internationales aux compétiteurs présents à Amsterdam. Lancés à San Francisco en 1982, ces jeux devaient à l’origine permettre à certains sportifs d’afficher ouvertement leur homosexualité. Cette année, l’événement semble s’étendre bien au-delà d’une simple rencontre sportive. Le budget de l’édition 1998 est particulièrement élevé: 14 millions de florins (7 millions de dollars), financés pour un quart par des sponsors, dont la compagnie aérienne néerlandaise KLM. La municipalité s’attend à ce que les visiteurs dépensent au total environ 150 millions de florins (75 millions de dollars). (AFP)
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Amsterdam, décorée de drapeaux roses et jaunes, s’est mise à l’heure «gay» en devenant pour une semaine la capitale de l’homosexualité, avec la cinquième édition des «Jeux Gay». Du «Village de l’amitié», le quartier général des ces jeux en plein centre de la ville, en passant par ses rues et ses canaux, Amsterdam a fait sien l’emblème de la principale devise de l’événement: «Afficher son homosexualité». «Les jeux doivent renforcer la fierté des homosexuels et des lesbiennes et cultiver le respect et la compréhension dans le monde non homosexuel», affirme-t-on sur leur site Internet. Selon les autorités, quelque 250.000 sympathisants et curieux ont déferlé à cette occasion sur la «Venise du Nord», et les rues de la ville sont remplies de couples «gay» s’affichant au grand jour. La fête a...