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Actualités - Reportage

Vacances américaines New Look Les monastères et autres abbayes affichent complet (photo)

Tous affichent complet cet été… Nous ne parlons pas ici ni d’hôtels ni de motels mais de monastères, d’abbayes, de couvents, d’ermitages, car ce sont, en cette saison, les lieux les plus prisés par les vacanciers américains. Les congés se conçoivent actuellement comme une quête de l’essentiel. Cela peut être l’essence de la beauté, comme en témoigne la formule touristique générée par le Centre d’art J.P Getty (évoqué dans un précédent article) ou l’essence du mysticisme que l’on essayé de vivre à sa source même. Saturés de Hawaii, ses banjos et ses vahinés de même que des croisières dans les Caraïbes, à bord de luxueux «Love Boats», les jeunes cadres sont tentés par des atmosphères tout autres. En l’occurrence celles où évoluent les Bénédictins, les Trappistes et autres ordres cloîtrés qui offrent des modèles de vie faisant fi de toutes fioritures et consacrées aux valeurs morales et humanitaires. Rien de tel donc pour se clarifier l’esprit que le calme, la quiétude et l’ambiance limpide que ces retraites qui, sans être complètement déconnectées du reste du monde comme dans le passé, continuent à glorifier et la spiritualité et le labeur. Cette recherche de la vie simple ayant pris une grande ampleur, les spécialistes en vacances toutes formules ont établi un guide des monastères recevant des séculiers pour une période donnée. On en trouve aux quatre coins du pays et, pourrait-on dire, pour tous les goûts. Les Bénédictins de Californie proposent des cellules avec salles de bains, jardins privés et cuisine végétarienne. La nuitée est tarifée à 50 dollars. Ils disposent aussi de roulottes installées dans leur propriété et que l’on peut louer. Leur grande spécialité, une boulangerie qui fait courir le voisinage et qui est célèbre pour son cake aux fruits secs marinés dans du cognac. Dans les prieurés du Vermont, on peut partager le repas des moines si on loge au couvent même ou on peut opter pour l’aile réservée aux hôtes qui ont à s’occuper de leurs repas. Ici, pas de prix affichés, c’est à votre bon cœur, messieurs-dames. Les Trappistes du Colorado ont aménagé à l’intention des visiteurs quatre appartements avec kitchenette et quatre cellules approvisionnées de boîtes de conserve. Partout, il est demandé que le silence soit observé dans le périmètre des cloîtres. Les vacanciers, venus là se retrouver et se reposer, se plient volontiers à cette règle. Certains assistent aux prières de l’Angélus ou des Vêpres et se joignent aux chœurs des prêtres chantant a capella. Et puis le contact avec les moines leur redonne tout le sens des choses simples de la vie. Si, par ailleurs, ils ont envie de converser, ils peuvent aller et venir à leur aise dans les parages qui sont toujours des lieux propices à la marche et aux promenades. A noter que les religieux des temps modernes ne sont pas complètement coupés du reste du monde. Tout en restant fidèles à leurs vœux de prière, de chasteté, d’obéissance et de pauvreté, ils restent ouverts aux courants extérieurs pour assurer leur auto-suffisance. Outre les produits alimentaires, ils vivent souvent de leurs talents et de leurs connaissances. On retrouve parmi eux des peintres-paysagistes, des mécaniciens et même un psychothérapeute que le Pentagone consulte régulièrement. La ruée des séculiers vers les sites religieux a incité l’industrie du tourisme à se reconvertir quelque peu. Plusieurs «health farms» où l’on allait pour perdre du poids ont changé d’enseigne. Ils ont préféré privilégier la formule «retraite spirituelle», mettant l’accent sur la paix et la solitude de leur environnement et d’un programme d’activités riche en classes de yoga et autres réconforts pour l’âme. Sous la cuirasse matérialiste américaine, perce, sans aucun doute, un irrésistible élan de transcendance.
Tous affichent complet cet été… Nous ne parlons pas ici ni d’hôtels ni de motels mais de monastères, d’abbayes, de couvents, d’ermitages, car ce sont, en cette saison, les lieux les plus prisés par les vacanciers américains. Les congés se conçoivent actuellement comme une quête de l’essentiel. Cela peut être l’essence de la beauté, comme en témoigne la formule touristique générée par le Centre d’art J.P Getty (évoqué dans un précédent article) ou l’essence du mysticisme que l’on essayé de vivre à sa source même. Saturés de Hawaii, ses banjos et ses vahinés de même que des croisières dans les Caraïbes, à bord de luxueux «Love Boats», les jeunes cadres sont tentés par des atmosphères tout autres. En l’occurrence celles où évoluent les Bénédictins, les Trappistes et autres ordres...