Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Affaire Lewinsky Le vêtement du scandale aux mains du FBI (photo)

L’équipe du procureur Kenneth Starr a remis au FBI (Sûreté fédérale américaine) un vêtement saisi dans l’appartement de Monica Lewinsky comme preuve d’une liaison entre l’ex-stagiaire et le président Bill Clinton, a rapporté l’agence Knight Ridder. L’agence cite un porte-parole du FBI affirmant: «Nous avons la robe en notre possession». Il est probable que des tests de l’ADN pourraient donner la preuve que la liaison a existé et que le président avait menti en apportant un démenti catégorique. Le «Washington Post», citant un expert, précise que «s’il y a un liquide corporel sur le vêtement, il suffira de quelques jours pour obtenir un marqueur génétique unique». Des rumeurs concernant l’existence d’un tel vêtement étaient apparues au début du scandale, en janvier dernier, et avaient été renforcées à la suite d’une perquisition au domicile de la jeune femme. Mais ces rumeurs avaient disparu après que le premier avocat de Monica Lewinsky les avaient qualifiées de «ridicules». Cependant, dès que l’avocat de M. Clinton avait annoncé mercredi que le président avait accepté de témoigner le 17 août, des informations avaient commencé à circuler indiquant que le procureur en charge du dossier était en possession d’un tel vêtement. Selon un accord négocié par ses avocats avec M. Starr, Mlle Lewinsky pourra bénéficier d’une immunité contre toute poursuite si elle reconnaît qu’elle a bien entretenu une liaison avec le président et que les deux s’étaient mis d’accord pour ne jamais le reconnaître. Par ailleurs, selon le «New York Times», les messages enregistrés par le président sur le répondeur téléphonique de l’ex-stagiaire de la Maison-Blanche sont neutres et ne laissent pas déceler une liaison entre eux. Dans l’un des messages laissés par M. Clinton juste avant Noël 1997, le président informait la stagiaire que le frère de sa secrétaire Betty Currie venait de décéder, selon le quotidien new-yorkais. Destitution L’enquête menée depuis neuf mois par Starr pour déterminer si Clinton a eu avec Lewinsky une liaison qu’il aurait cherché à dissimuler au prix d’un parjure, a amené les Américains à envisager une procédure de destitution, selon des sondages. D’après une source proche de l’enquête, Lewinsky se prépare à dire qu’elle a eu une liaison avec Clinton, mais elle assurera aussi que, si les amants étaient convenus de taire leur aventure, Clinton ne lui a jamais demandé explicitement de mentir. La plupart des sondages créditent Clinton d’un taux de satisfaction de plus de 50% en ce qui concerne la manière dont il exerce ses fonctions. Un sondage NBC News révèle même un taux de satisfaction de 68%, en hausse de quatre points depuis le week-end. La marge d’erreur de ce sondage est de 4,5 points. Mais 45% des personnes interrogées pour un sondage Wall Street Journal/NBC News estimaient qu’une procédure de destitution pourrait être engagée si Starr conclut que Clinton s’est rendu coupable de parjure en niant avoir eu une liaison avec la stagiaire. En juin, ils n’étaient que 39% à être de cet avis. La marge d’erreur de ce sondage est de plus ou moins 3,2 points. Une majorité de personnes interrogées estiment par ailleurs, selon les résultats préliminaires d’un sondage Zogby International, que le président Clinton devrait être destitué s’il a fait obstruction à la justice pour tenter de dissimuler une liaison avec Lewinsky. «Le sexe et le mensonge ne suffisent pas, mais il est clair qu’une obstruction à la justice justifie une destitution aux yeux d’une majorité du public», a dit le sondeur John Sogby en évoquant les premiers résultats d’un sondage qui se poursuit. (AFP-Reuters)
L’équipe du procureur Kenneth Starr a remis au FBI (Sûreté fédérale américaine) un vêtement saisi dans l’appartement de Monica Lewinsky comme preuve d’une liaison entre l’ex-stagiaire et le président Bill Clinton, a rapporté l’agence Knight Ridder. L’agence cite un porte-parole du FBI affirmant: «Nous avons la robe en notre possession». Il est probable que des tests de l’ADN pourraient donner la preuve que la liaison a existé et que le président avait menti en apportant un démenti catégorique. Le «Washington Post», citant un expert, précise que «s’il y a un liquide corporel sur le vêtement, il suffira de quelques jours pour obtenir un marqueur génétique unique». Des rumeurs concernant l’existence d’un tel vêtement étaient apparues au début du scandale, en janvier dernier, et avaient été...