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Actualités - Opinion

Opinion Des chiffres qui se suivent et ne se ressemblent pas

Lors de son intervention clôturant le débat budgétaire pour l’année en cours, le premier ministre déclarait que la charge du budget au Liban représentait 17,5% du PIB (produit intérieur brut) alors qu’en France elle atteignait 44%. Le budget étant de 4,9 milliards de dollars, on aurait pu en conclure que le PIB était estimé pour 1998, par le gouvernement, à 28 milliards de dollars. Les données énoncées par le gouverneur de la BDL au cours de sa conférence à l’USJ, telles que rapportées par «L’Orient-Le Jour» du 6 mars, reprennent le chiffre de 17% mais se réfèrent plus précisément aux recettes budgétaires. Ces recettes étant officiellement estimées à 62,5% du budget global, la BDL semble opter pour un PIB de 18 milliards de dollars. Par ailleurs, l’Administration centrale de la statistique, dans sa publication sur «l’état des comptes économiques 1994-1995», parue en octobre 1997, indique que d’après ses calculs le PIB de 1995 se monterait à 17,667 milliards de LL, soit, au taux de l’époque, à 11 milliards de dollars. Or on voit mal, malgré une inflation de 8%, comment on aurait pu passer de 11 à 18 milliards en trois années, soit une progression annuelle du PIB de 20%. Le taux d’inflation au Liban tel que signalé par le gouverneur de la BDL au cours de sa conférence et calculé en monnaie nationale, étant de 8% (alors qu’il est inférieur à 2% aux USA), ne faudrait-il pas que nous nous interrogions sur les conséquences de la réévaluation continue, depuis cinq ans, de la livre libanaise par rapport au dollar? D’autre part, ne sommes-nous pas en droit de nous demander si le PIB n’est pas établi par la BDL de manière surtout à dépasser en permanence le total de la dette? En effet, et alors que cette dernière double inexorablement tous les trois ans, nous entendons dire, année après année, qu’elle ne dépasse pas les 80% du PIB. Dernière question: dans trois ans où en serons-nous?
Lors de son intervention clôturant le débat budgétaire pour l’année en cours, le premier ministre déclarait que la charge du budget au Liban représentait 17,5% du PIB (produit intérieur brut) alors qu’en France elle atteignait 44%. Le budget étant de 4,9 milliards de dollars, on aurait pu en conclure que le PIB était estimé pour 1998, par le gouvernement, à 28 milliards de dollars. Les données énoncées par le gouverneur de la BDL au cours de sa conférence à l’USJ, telles que rapportées par «L’Orient-Le Jour» du 6 mars, reprennent le chiffre de 17% mais se réfèrent plus précisément aux recettes budgétaires. Ces recettes étant officiellement estimées à 62,5% du budget global, la BDL semble opter pour un PIB de 18 milliards de dollars. Par ailleurs, l’Administration centrale de la statistique, dans sa...