Sécurité sociale : critique parlementaire de la politique du gouvernement
le 07 mars 1998 à 00h00
M. Mohammed Abdel Hamid Beydoun, député du Sud, a interrogé le gouvernement, à travers la présidence de la Chambre, sur «l’adhésion des pêcheurs de poissons et des cultivateurs de tabac à la sécurité sociale» ainsi que sur «la politique gouvernementale se rapportant à la sécurité sociale et aux services de santé». M. Beydoun a demandé au gouvernement «qu’est devenue la décision de faire inscrire les cultivateurs de tabac et les pêcheurs de poissons à la sécurité sociale». Il a rappelé que «le comité responsable de l’administration de la sécurité sociale avait proposé un projet de décret, qui a été remis au Conseil des ministres». «Malgré l’attente des pêcheurs de poissons et des cultivateurs de tabac, le projet n’a pas été retenu, a-t-il poursuivi. Le ministre du Travail, M. Assaad Hardane, a alors soumis un projet amendé en Conseil des ministres qui cette fois l’a adopté, mais sur le plan pratique rien n’a encore été effectué», a-t-il souligné. Le député du Sud a demandé «pourquoi les cultivateurs de tabac et les pêcheurs de poissons ne bénéficient toujours pas de la sécurité sociale?». «Qui est responsable de la mise en vigueur des décisions ministérielles?», a-t-il poursuivi. «Depuis des années, a-t-il noté, bien que la création d’un conseil gérant la sécurité sociale ait été décidée, le gouvernement n’a pas procédé à la formation d’un tel organisme». Et de souligner que «le gouvernement s’éloigne de plus en plus des principes de base qui forment les fondements de la sécurité sociale». M. Beydoun a également précisé que «l’anarchie règne dans les services de santé assurés par le gouvernement». Il a cité en exemple «les services de la sécurité sociale qui sont différents de ceux assurés par le ministère de la Santé publique». «Est ce que le gouvernement restera les bras croisés face à ce désordre ou bien édifiera-t-il des bases solides réglementant les services proposés?», a-t-il demandé. Le député du Sud s’est également demandé si «les hôpitaux publics resteront dans leur état actuel qui rend pénibles les services de santé». «Pourquoi le gouvernement ne laisse pas la sécurité sociale se charger de l’administration des hôpitaux publics?», a-t-il demandé. Et de souligner que «cette expérience a été tentée et réussie dans un établissement public». Il a estimé que «cette solution est la seule disponible pour gérer et améliorer les services des hôpitaux publics». M. Beydoun a conclu: «Nous attendons des réponses claires et détaillées afin que nous puissions évaluer la politique du gouvernement à ce sujet. Nous nous réservons le droit de transformer cette question en interpellation».
M. Mohammed Abdel Hamid Beydoun, député du Sud, a interrogé le gouvernement, à travers la présidence de la Chambre, sur «l’adhésion des pêcheurs de poissons et des cultivateurs de tabac à la sécurité sociale» ainsi que sur «la politique gouvernementale se rapportant à la sécurité sociale et aux services de santé». M. Beydoun a demandé au gouvernement «qu’est devenue la décision de faire inscrire les cultivateurs de tabac et les pêcheurs de poissons à la sécurité sociale». Il a rappelé que «le comité responsable de l’administration de la sécurité sociale avait proposé un projet de décret, qui a été remis au Conseil des ministres». «Malgré l’attente des pêcheurs de poissons et des cultivateurs de tabac, le projet n’a pas été retenu, a-t-il poursuivi. Le ministre du Travail, M. Assaad...
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