Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Loup Garou à Paris

Londres eut le sien au début des années 80, né de l’imagination de John Landis. Michael Wadleigh (réalisateur de «Woodstock») en fit naître un autre chez les Indiens bâtisseurs de gratte-ciel à New York. Il fallait bien que Paris le vit apparaître un jour ou l’autre. Qui? Le loup-garou. C’est Anthony Waller, cinéaste britannique révélé voici deux ans à Gérardmer (Vosges) avec «Mute Witness», qui en est responsable. Le tournage du «Loup-garou de Paris», co-production européenne de 23 millions de dollars, s’est, bien sûr, déroulé dans la capitale française mais aussi au Luxembourg. La distribution reflète le cosmopolitisme de la production. Outre des acteurs américains pour interpréter trois touristes en goguette, on retrouve Julie Delpy (en louve-garou), Pierre Cosso (méchant loup-garou réchappé de «La Boum 2»), Tom Novembre (un inspecteur normal) et Thierry Lhermitte (apparition). «L’idée de situer l’histoire à Paris ne vient pas de moi mais c’est une très bonne idée, dit Waller. L’histoire du «Loup-garou de Londres» se déroulait à Paris, à l’origine. C’est pour des raisons pratiques, de langue en particulier, que John Landis a finalement décidé de déplacer le sujet à Londres». Le script parisien fut dans un premier temps présenté à Waller par Polygram. Insatisfait du scénario, Waller, par ailleurs producteur, l’a tout simplement racheté pour le remanier. Dix années de films publicitaires lui ont permis de se mettre à son compte et de pouvoir réaliser son premier film, «Témoin muet» (avec la participation d’un dentiste russe), après plusieurs tentatives avortées. Les deux premiers longs métrages de Waller ont au moins en commun d’être internationaux quant au casting et aux équipes techniques. «Je suis moi-même très international et faire un film de ce type ne présente, par rapport à un autre, que des difficultés d’ordre pratique mais nullement d’un point de vue mental ou intellectuel», dit-il. Numériques Les loups-garous bénéficient des dernières trouvailles des effets spéciaux. Conçus aux Etats-Unis, ils passent pour être les premiers 100% numériques. De fait, on peut voir ces petites bêtes sauter, bondir, courir, hurler et déchiqueter à tout-va d’une façon étonnamment réaliste. Les effets numériques ont également été employés pour accentuer les contrastes. Mais Waller n’est pas un mordu des effets spéciaux. «C’est un moyen, pas une fin en soi. C’est quelque chose qu’on ne remarque plus dans un film, une fois que la nouveauté de la chose a fait son temps», dit-il. Déjà sorti aux Etats-Unis, avec un certain succès, «Le loup-garou de Paris» doit arriver en France le 29 avril. Deux projets occupent le cinéaste actuellement. «J’ai passé un accord de développement avec Disney pour écrire et réaliser un film dont le titre est ‘Stalker’», explique-t-il. «J’ai un deuxième projet, qui sera sans doute prêt avant. L’action de ce «thriller surnaturel» se déroule au beau milieu de l’Australie», relève-t-il. L’argument de «Nine Miles Down» (titre provisoire) est lié à un forage, le plus profond qu’on ait jamais entrepris. A force de creuser, les prospecteurs tomberont sur une caverne, «et vous verrez bien ce qui se passe après». «Je souhaite employer les méthodes de narration du thriller et du film d’horreur pour faire de cette histoire un sujet philosophique très dense», poursuit Waller. «C’est un film à message, bien sûr, mais pas à sermon. J’aime beaucoup jouer avec les perceptions du public. En tant que cinéaste, il me faut le manipuler, mais pas dans le mauvais sens du terme, le manipuler pour lui faire effectuer un voyage. C’est un moyen de faire partager mes idées et mes expériences, parce que je n’aime pas faire et vivre les choses seul». (Reuters)
Londres eut le sien au début des années 80, né de l’imagination de John Landis. Michael Wadleigh (réalisateur de «Woodstock») en fit naître un autre chez les Indiens bâtisseurs de gratte-ciel à New York. Il fallait bien que Paris le vit apparaître un jour ou l’autre. Qui? Le loup-garou. C’est Anthony Waller, cinéaste britannique révélé voici deux ans à Gérardmer (Vosges) avec «Mute Witness», qui en est responsable. Le tournage du «Loup-garou de Paris», co-production européenne de 23 millions de dollars, s’est, bien sûr, déroulé dans la capitale française mais aussi au Luxembourg. La distribution reflète le cosmopolitisme de la production. Outre des acteurs américains pour interpréter trois touristes en goguette, on retrouve Julie Delpy (en louve-garou), Pierre Cosso (méchant loup-garou réchappé de...