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Actualités - Chronologie

De Niro : je suis victime d'une chasse aux sorcières

L’acteur américain Robert De Niro a contre-attaqué à travers les médias, s’en prenant au juge parisien qui l’avait convoqué dans le cadre d’une affaire de prostitution de luxe aux ramifications internationales. A Paris pour le tournage d’un film, l’acteur, dont le nom avait été cité dans le dossier, avait été interpellé le 10 février à son hôtel et entendu comme témoin pendant neuf heures par le juge Frédéric N’Guyen. S’estimant outragé, Robert de Niro a depuis lors multiplié les interviews pour présenter sa version des faits, menacé de déserter à jamais la France et même rencontré le ministre de la Justice Elizabeth Guigou. «Ce juge ne peut pas encaisser les gens célèbres», accuse la star qui, conseillée par le ténor du barreau Georges Kiejman, a porté plainte pour violation du secret de l’instruction et abus de pouvoir. «Il se voit en protecteur de la pureté des jeunes filles, ou un truc de ce genre (...). J’ai senti que ce juge avait un préjugé défavorable à mon égard, et de façon plus générale à l’égard des gens «aisés» ou «puissants»», déclare De Niro à l’hebdomadaire «L’Evénement du Jeudi» (EDJ). Se déclarant victime d’une «chasse aux sorcières», Robert de Niro, 54 ans, jure dans la presse française qu’il n’a «jamais payé une femme de (sa) vie». Pour présenter sa défense, il a aussi pu, lors d’une soirée privée organisée chez un célèbre animateur de télévision, Guillaume Durand, s’entretenir de ses avatars judiciaires avec le Garde des Sceaux Elizabeth Guigou. Un camouflet Il a rencontré la semaine dernière pendant une heure, dans une pièce de l’appartement de M. Durand, Mme Guigou, qui au début des années 90 siégea dans un gouvernement de gauche avec M. Kiejman, alors ministre de la Justice. «Je lui ai demandé (au ministre): «appellerez-vous ma mère et ma femme pour leur dire ce qui s’est passé?» Bien sûr, je plaisantais, mais en même temps j’étais sérieux, je pensais à ma famille qui se posait des questions, qui s’inquiétait, qui avait honte...». Mme Guigou, dont on ignore si elle avait été prévenue de la rencontre ou si elle est tombée dans un «piège mondain», a indiqué qu’elle avait entendu l’acteur «comme elle le fait de nombreux justiciables qui lui demandent son avis». De Niro a en tout cas reçu le soutien entier de l’ancien ministre de la Culture Jack Lang, qui dit avoir «envie de (s)’excuser face à ce grand acteur». Interrogés par «L’EDJ», l’écrivain Jorge Semprun a renchéri pour dénoncer «l’attitude narcissique d’un petit juge», tandis que le réalisateur Casta-Gavras jugeait «inacceptable de traiter ainsi quelqu’un comme De Niro». Après un entretien au vitriol au quotidien «Le Monde», dans lequel il jurait de ne jamais remettre les pieds en France et de renvoyer la plus haute décoration française, la Légion d’Honneur, décerné en 1997, Robert de Niro a baissé le ton. «J’ai dit sous le coup de la colère que j’allais rendre la Légion d’Honneur, j’y ai pensé, je pourrais encore le faire... tout ça est un véritable camouflet», a-t-il déclaré lors d’un talk show télévisé mené par Guillaume Durand. Le juge N’Guyen instruit depuis 18 mois ce dossier dans lequel les noms de personnalités du show-biz circulent. Les animateurs présumés du réseau, un ancien mannequin scandinave et un photographe français, sont soupçonnés d’avoir employé une quarantaine de jeunes femmes travaillant aussi bien pour des hommes d’affaires que des princes arabes. (AFP)
L’acteur américain Robert De Niro a contre-attaqué à travers les médias, s’en prenant au juge parisien qui l’avait convoqué dans le cadre d’une affaire de prostitution de luxe aux ramifications internationales. A Paris pour le tournage d’un film, l’acteur, dont le nom avait été cité dans le dossier, avait été interpellé le 10 février à son hôtel et entendu comme témoin pendant neuf heures par le juge Frédéric N’Guyen. S’estimant outragé, Robert de Niro a depuis lors multiplié les interviews pour présenter sa version des faits, menacé de déserter à jamais la France et même rencontré le ministre de la Justice Elizabeth Guigou. «Ce juge ne peut pas encaisser les gens célèbres», accuse la star qui, conseillée par le ténor du barreau Georges Kiejman, a porté plainte pour violation du secret de...