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Actualités - Chronologie

Echelle des salaires : la décision du gouvernement soulève un tollé

La décision du gouvernement de retirer du Parlement le projet de loi sur la nouvelle échelle des salaires a soulevé hier un tollé dans divers milieux. Membre du directoire d’«Amal» et proche du président Nabih Berry, le député Mohamed Beydoun a accusé le chef du gouvernement d’«exploiter les dossiers qu’il détient comme des otages pour faire pression sur la population en vue de l’amener à souscrire aux nouvelles taxes et aux nouveaux impôts qu’il cherche à imposer». «Jamais dans l’histoire du Liban contemporain, un réajustement des salaires n’a autant tardé», a souligné M. Beydoun qui a estimé que «ce qui se passe aujourd’hui traduit une volonté de marginalisation de la fonction publique». «La nouvelle échelle des salaires est un droit acquis et ne doit pas être retirée», a conclu M. Beydoun. Abou Rizk: «Agir» Pour sa part, le leader syndical, M. Elias Abou Rizk, a appelé les fonctionnaires à «s’organiser au niveau syndical et se préparer à agir pour défendre leurs intérêts et l’administration libanaise». Dans une déclaration à la presse, M. Abou Rizk a dénoncé la politique du gouvernement «qui porte un coup aux droits les plus élémentaires des fonctionnaires que l’Etat continue d’exploiter». Il a estimé que «le gouvernement cherche à faire accroire que le projet de nouvelle échelle des salaires est la cause de la crise économique alors que celle-ci est en fait la conséquence d’une grave impasse politique». Evoquant par ailleurs «la théorie selon laquelle toute nouvelle dépense nécessite des rentrées supplémentaires», M. Abou Rizk s’est demandé «pourquoi cette théorie n’est-elle pas appliquée lorsque les deniers publics sont gaspillés?». «Et où sont donc passées les recettes des taxes imposées en juillet 1995 pour couvrir la nouvelle échelle des salaires dont il était alors déjà question?», s’est encore demandé le leader syndical. En conclusion, M. Abou Rizk a rappelé que le problème des fonctionnaires ne se limite pas seulement à la nouvelle échelle des salaires. «Il ne faut pas oublier que les fonctionnaires ont également droit à un réajustement des salaires dans une proportion de 20% au titre de la cherté de vie pour 95 à l’instar du secteur privé qui en a bénéficié depuis le 1er janvier 1996», a-t-il ajouté. De son côté, le président de la Confédération générale des travailleurs du Liban, M. Ghanim Zoghbi, a appelé le président de l’Assemblée nationale à «s’opposer aux plans du gouvernement qui mènent au gaspillage des deniers publics». Dans une déclaration à la presse, M. Zoghbi a également fait valoir que «le Trésor a déjà perçu par des impôts indirects imposés depuis 1996 les montants nécessaires à la couverture du coût de la nouvelle échelle des salaires». Sit-in La décision du gouvernement de retirer le projet de loi sur la nouvelle échelle des salaires a également été vivement dénoncée hier par le comité exécutif de la Ligue des professeurs à plein temps de l’Université libanaise. Dans un communiqué, le comité exécutif de la Ligue a mis l’accent sur le fait que «l’augmentation de L.L. 3.000 par bidon du prix de l’essence en 1995 avait été justifiée par le projet de nouvelle échelle des salaires et a rapporté au Trésor plus de 600 millions de dollars alors que la nouvelle échelle ne doit pas coûter plus de 52 milliards de L.L. par an». Le comité exécutif de la Ligue a par ailleurs confirmé son appel à un sit-in mercredi prochain à midi devant le siège du Parlement.
La décision du gouvernement de retirer du Parlement le projet de loi sur la nouvelle échelle des salaires a soulevé hier un tollé dans divers milieux. Membre du directoire d’«Amal» et proche du président Nabih Berry, le député Mohamed Beydoun a accusé le chef du gouvernement d’«exploiter les dossiers qu’il détient comme des otages pour faire pression sur la population en vue de l’amener à souscrire aux nouvelles taxes et aux nouveaux impôts qu’il cherche à imposer». «Jamais dans l’histoire du Liban contemporain, un réajustement des salaires n’a autant tardé», a souligné M. Beydoun qui a estimé que «ce qui se passe aujourd’hui traduit une volonté de marginalisation de la fonction publique». «La nouvelle échelle des salaires est un droit acquis et ne doit pas être retirée», a conclu M....