Dans le cadre du festival d’al-Bustan, une parenthèse de grâce ouverte par le duo Sylvie Sullé- Leila Chalfoun. En solo ou en duo, les deux soprani ont donné une soirée opéra à la mesure de leur talent, accompagnées au piano d’Alexandre Tharaud. Sylvie Sullé a la voix chaude, forte, voluptueuse. Leila Chalfoun a des aigus épanouis, éclatants. Sylvie Sullé a choisi d’interpréter des œuvres dramatiques et belles qui nécessitent des qualités exceptionnelles: une technique sans défaut, un registre étendu, un timbre chaleureux. «Oh ma lyre immortelle» de Charles Gounod, «Ah, mon fils» de Meyerbeer., «L’Esule» et «Re dell’abisso affrettati» de Verdi. Leila Chalfoun a chanté des morceaux pleins de coquetterie et de légèreté. «Les filles de Cadiz» de Delibes, «J’aime les militaires» d’Offenbach; «Je suis encore toute étourdie» de Massenet; «Chacun le sait» de Donizetti. Très comédienne aussi, le soprano a fait preuve de qualités interprétatives autant que vocales. Sullé, mezzo soprano française, a fait ses classes à Paris auprès de Christiane Eda-Pierre. Elle a été soliste de l’Atelier Lyrique du Rhin et du Centre de recherche lyrique, dirigé par Philippe Herreweghe. Depuis, elle a chanté dans plusieurs opéras ou oratorios. Elle est particulièrement réputée pour ses interprétations de musique contemporaine. Dans le domaine de l’opéra, Sylvie Sullé possède un vaste répertoire: Monteverdi, Peri, Mozart, Rossini, Richard Strauss, Honegger, Maderna («Satyricon»)... En récital et en oratorio, son répertoire comprend Haydn, Mendelssohn, Rossini, Honneger ainsi que Stravinsky, Tippet, Berio, Boulez, Simon Holt... Leila Chalfoun est née à Montréal. Comme cadeau d’anniversaire pour ses 16 ans, sa sœur lui offre des cours de chant au Conservatoire de cette ville. La jeune Libano-Canadienne se plaît aux vocalises. A l’atelier lyrique de l’Opéra de Montréal, elle rode sa voix en interprétant les rôles de Gretel (Hansel et Gretel); Leona (La Belle Hélène), une orpheline (Der Rosenkavalier) et Manon. Elle a incarné Ännchen (Der Freischüz) avec l’Orchestre Métropolitain de Montréal. Les cantates de Bach, des œuvres d’Offenbach figurent aussi à son répertoire, notamment «Orphée aux enfers» qu’elle a chanté avec l’Opéra français de New York. Réunies, le temps d’une soirée boustanienne, Sullé et Chalfoun ont conquis le public. Moments de musicalité intense avec le duo des fleurs «Sous le dôme épais» de Leo Delibes. Les graves remarquables de l’une, le timbre d’une pure beauté de l’autre se sont unis au final avec les «miaou» du «Duo des chats» de Rossini. Félines jusqu’au bout... Maya GHANDOUR
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Dans le cadre du festival d’al-Bustan, une parenthèse de grâce ouverte par le duo Sylvie Sullé- Leila Chalfoun. En solo ou en duo, les deux soprani ont donné une soirée opéra à la mesure de leur talent, accompagnées au piano d’Alexandre Tharaud. Sylvie Sullé a la voix chaude, forte, voluptueuse. Leila Chalfoun a des aigus épanouis, éclatants. Sylvie Sullé a choisi d’interpréter des œuvres dramatiques et belles qui nécessitent des qualités exceptionnelles: une technique sans défaut, un registre étendu, un timbre chaleureux. «Oh ma lyre immortelle» de Charles Gounod, «Ah, mon fils» de Meyerbeer., «L’Esule» et «Re dell’abisso affrettati» de Verdi. Leila Chalfoun a chanté des morceaux pleins de coquetterie et de légèreté. «Les filles de Cadiz» de Delibes, «J’aime les militaires» d’Offenbach;...