L'Afrique, plaque tournante vers l'Europe et l'Amérique
le 26 février 1998 à 00h00
L’Afrique est en train de devenir rapidement une plaque tournante internationale vers l’Europe et l’Amérique du Nord pour les drogues en provenance d’Asie et d’Amérique latine, selon l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS). Le continent demeure, en outre, un producteur de premier plan et «en dépit des efforts d’éradication et de saisies importantes dans certains pays africains, la région demeure un fournisseur important de cannabis et de résine de cannabis à destination de l’Europe», selon le rapport annuel de l’OICS. «Phénomène récent, du cannabis d’Afrique a aussi été acheminé vers l’Amérique du Nord», selon l’OICS. Selon les experts de l’OICS, l’Afrique est surtout en train de devenir une plaque tournante pour écouler la cocaïne sud-américaine et l’héroïne asiatique. «Plusieurs ports et aéroports africains sont devenus d’importantes plaques tournantes pour la cocaïne en transit entre l’Amérique du Sud et l’Europe et pour l’héroïne en transit entre l’Asie, l’Europe et l’Amérique du Nord», selon le rapport. Ainsi, «l’Angola constitue le principal centre de transit pour la cocaïne. Des liaisons aériennes directes entre Luanda et Rio de Janeiro, ainsi que Lisbonne, sont fréquemment utilisées pour le transport clandestin de drogue», selon le texte. Pour sa part, le Mozambique sert de plaque tournante vers l’Afrique du Sud, ajoute l’OICS, qui évoque par ailleurs des liaisons aériennes directes entre des Etats de l’ouest africain et le Brésil. «Conséquence du transit clandestin de cocaïne, la consommation de cette drogue est en hausse en Angola», selon le texte. «La consommation de cocaïne et d’héroïne est apparue principalement à proximité des ports utilisés par les trafiquants pour reexpédier leur marchandise», poursuit l’OICS. L’Afrique n’est cependant pas qu’une plaque tournante, et «la consommation de drogue y est en hausse, particulièrement dans les grandes villes africaines», tandis qu’«une consommation à grande échelle du cannabis est décelée dans chaque région du continent africain», selon l’OICS. (AFP)
L’Afrique est en train de devenir rapidement une plaque tournante internationale vers l’Europe et l’Amérique du Nord pour les drogues en provenance d’Asie et d’Amérique latine, selon l’Organe international de contrôle des stupéfiants (OICS). Le continent demeure, en outre, un producteur de premier plan et «en dépit des efforts d’éradication et de saisies importantes dans certains pays africains, la région demeure un fournisseur important de cannabis et de résine de cannabis à destination de l’Europe», selon le rapport annuel de l’OICS. «Phénomène récent, du cannabis d’Afrique a aussi été acheminé vers l’Amérique du Nord», selon l’OICS. Selon les experts de l’OICS, l’Afrique est surtout en train de devenir une plaque tournante pour écouler la cocaïne sud-américaine et l’héroïne...
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