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Actualités - Chronologie

Le Mossad en plein désarroi après la démission de son chef (photo)

Le Mossad israélien était mercredi dans le désarroi après la démission de son chef et un nouvel échec opérationnel venu s’ajouter à une longue liste de ratages, rapporte la presse israélienne. Le successeur du général Danny Yatom, que le premier ministre Benjamin Netanyahu doit maintenant désigner, devra s’attacher à restaurer la crédibilité et les capacités d’un service secret autrefois considéré comme un des meilleurs du monde, selon la presse. La tâche est lourde, souligne le quotidien «Haaretz». «Le problème du Mossad n’est pas seulement celui du choix de son chef. L’agence a besoin d’une réorganisation sérieuse, de modifications structurelles, d’une redéfinition de sa mission et, surtout, d’une supervision et d’un contrôle améliorés», indique le journal. «L’agence d’espionnage traverse une passe difficile (...) La période de convalescence et de réhabilitation, dont le Mossad a désespérément besoin, prendra maintenant un temps plus long que souhaitable», ajoute le «Haaretz». Selon le quotidien «Yédiot Aharonot», une nouvelle mission ratée — couverte par la censure — que vient d’effectuer le Mossad a constitué une des raisons de la démission du chef du service secret. Déjà en septembre dernier, le Mossad avait enregistré un fiasco retentissant en Jordanie en tentant d’assassiner un responsable intégriste palestinien, M. Khaled Mechaal. L’affaire avait mis à jour des défaillances ahurissantes du Mossad et deux de ses agents avaient été arrêtés par la Jordanie. Pour obtenir leur libération, Israël avait dû relâcher le guide spirituel du Hamas, cheikh Ahmed Yassine. Le nouvel échec «n’est pas lié à l’affaire Mechaal, mais constitue une des raisons de la démission» du général Yatom, selon le Yédiot. C’est la première fois depuis 1963 qu’un chef du Mossad se retire. Le général Yatom l’a fait après seulement 21 mois de service, alors que son mandat était de quatre ans. Son adjointe, dont le nom est couvert par la censure, se prépare elle aussi à démissionner, affirme le «Haaretz» Une direction jeune Le responsable du Mossad que le général Yatom avait choisi pour le remplacer est lui aussi parti, en raison de l’affaire Mechaal, selon la presse. Une des ex-stars du Mossad, Yéhouda Gil, passe en jugement sous l’accusation d’avoir falsifié ses rapports pour prêter à la Syrie des intentions belliqueuses, et d’avoir ainsi failli déclencher une guerre entre Israël et la Syrie. M. Gil est aux arrêts depuis trois mois et le scandale n’a pas fini de faire des vagues au sein de l’agence de renseignements. «Aujourd’hui, la direction du Mossad est jeune et moins expérimentée. Personne de l’organisation ne peut remplacer Yatom», estime le «Haaretz». La presse s’attend en conséquence à ce que le premier ministre nomme un outsider, à moins qu’il ne fasse revenir un ancien chef du Mossad. Dans cette catégorie, la presse cite en particulier l’ambassadeur d’Israël auprès de l’Union européenne à Bruxelles, M. Ephraïm Halevy, ancien numéro deux du service et crédité de bons contacts avec le pouvoir jordanien. M. Shabtaï Shavit, prédécesseur du général Yatom, est également évoqué. M. Netanyahu pourrait cependant choisir un militaire, comme l’était M. Yatom. Dans ce cas, le presse parle notamment du chef du commandement Nord, le général Amiram Lévgine, de l’ancien chef des renseignements militaires, Uri Saguy, et du directeur général du ministère de la Défense, Ilan Biran. Quel qu’il soit, le nouveau patron du service secret sera appelé à mener une profonde réorganisation. «Lorsque Yatom avait pris la succession de Shabtaï Shavit, le Mossad était une organisation de guingois, avec beaucoup de rivalités internes, notamment au sommet (...) Yatom n’y a rien changé», selon le «Jerusalem Post». (AFP)
Le Mossad israélien était mercredi dans le désarroi après la démission de son chef et un nouvel échec opérationnel venu s’ajouter à une longue liste de ratages, rapporte la presse israélienne. Le successeur du général Danny Yatom, que le premier ministre Benjamin Netanyahu doit maintenant désigner, devra s’attacher à restaurer la crédibilité et les capacités d’un service secret autrefois considéré comme un des meilleurs du monde, selon la presse. La tâche est lourde, souligne le quotidien «Haaretz». «Le problème du Mossad n’est pas seulement celui du choix de son chef. L’agence a besoin d’une réorganisation sérieuse, de modifications structurelles, d’une redéfinition de sa mission et, surtout, d’une supervision et d’un contrôle améliorés», indique le journal. «L’agence d’espionnage...