La leçon d'histoire de Tarek Aziz aux britanniques
le 24 février 1998 à 00h00
Le vice-premier ministre irakien Tarek Aziz, piqué au vif par un journaliste britannique au cours d’une conférence de presse hier à Bagdad, a accusé Londres de ne pas avoir tenu ses engagements historiques envers les Arabes. «L’histoire de la région et du monde arabe depuis la Première guerre mondiale a établi que les gouvernements britanniques successifs n’avaient pas tenu leurs engagements envers la nation arabe», a déclaré M. Aziz lors de sa conférence de presse conjointe avec le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan. «Ils sont ceux qui ont le plus failli à leurs engagements envers les Arabes, y compris les Irakiens», a ajouté M. Aziz, dans une réplique à la question d’un journaliste britannique qui se demandait s’il était possible de «faire confiance» au gouvernement de Bagdad. M. Aziz faisait allusion à la correspondance échangée par le Haut commissaire britannique au Caire, Sir Henry McMahon, et le chérif Husseinde La Mecque, entre juillet 1915 et mars 1916. Dans une lettre datée du 24 octobre 1915, Henry McMahon a entrepris «d’assurer, au nom du gouvernement britannique, de soutenir et reconnaître l’indépendance des Arabes dans les limites réclamées par le Chérif de Mecque», si ce dernier prenait la tête d’une révolte arabe contre les troupes de l’empire Ottoman. Le chérif a déclaré la guerre aux Ottomans en juin 1916 mais les assurances britanniques ont été rendues caduques par l’accord franco-britannique signé par les diplomates Mark Sykes et François Georges-Picot en 1916, qui consacre le partage de l’empire ottoman entre les deux puissances. La déclaration du secrétaire au Foreign office britannique Arthur James Balfour, le 2 novembre 1917, promettant aux Juifs un «foyer national» en Palestine a été ressentie comme une autre trahison par les Arabes. L’Irak a été placé sous mandat britannique de 1920 à 1932. (AFP)
Le vice-premier ministre irakien Tarek Aziz, piqué au vif par un journaliste britannique au cours d’une conférence de presse hier à Bagdad, a accusé Londres de ne pas avoir tenu ses engagements historiques envers les Arabes. «L’histoire de la région et du monde arabe depuis la Première guerre mondiale a établi que les gouvernements britanniques successifs n’avaient pas tenu leurs engagements envers la nation arabe», a déclaré M. Aziz lors de sa conférence de presse conjointe avec le secrétaire général de l’ONU Kofi Annan. «Ils sont ceux qui ont le plus failli à leurs engagements envers les Arabes, y compris les Irakiens», a ajouté M. Aziz, dans une réplique à la question d’un journaliste britannique qui se demandait s’il était possible de «faire confiance» au gouvernement de Bagdad. M. Aziz faisait...
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