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Actualités - Chronologie

Rugby Tournoi des cinq nations La France défait l'Ecosse (51-16)

Le XV de France a conjuré l’un de ses plus vieux complexes, samedi, foulant aux pieds des Ecossais sans imagination sur leur pré de Murrayfield où les Tricolores n’avaient goûté à la victoire qu’une fois en 20 ans. L’ampleur du score (51-16), loin d’être injuste, reflète la différence qui sépare des Français, métamorphosés depuis le début du Tournoi des Cinq Nations, et un XV au Chardon à la recherche de son identité. Car plus qu’une revanche de la défaite subie à Edimbourg il y a deux ans, la France était venue chercher en Ecosse la confirmation que son rugby a définitivement tourné une page, qu’il a grandi et qu’il s’est armé de constance. La volonté et l’imagination vues lors du match d’ouverture au Stade de France sont à nouveau apparues de manière éclatante face à un adversaire redoutable physiquement mais limité tactiquement. Symboles de ce renouveau, les deux premiers essais français, œuvre du Parisien Marc Lièvremont, qui effectuait ses débuts comme titulaire dans le tournoi, s’imposent comme des modèles de rigueur et de solidarité. Le premier était la conclusion collective d’une percée de l’ailier Philippe Bernat-Salles stoppé à quelques centimètres de la ligne. Le second ponctuait un mouvement croisé à l’origine duquel le Columérin Philippe Sadourny débordait toute la défense écossaise pour lancer Lièvremont qui retrouvait ses jambes de trois-quarts à l’approche de l’en-but. Dix minutes Au total, et malgré quelques sursauts d’orgueil sporadiques, les Ecossais ne firent illusion que dix minutes. Les dix premières lorsque leur physique leur permit de bousculer des Français qui crurent que Murrayfield allait devenir leur temple maudit. Commettant des fautes de débutants, bousculés dans les phases de conquête, les Bleus étaient acculés sur leur ligne tandis que l’ouvreur Craig Chalmers engrangeait les premiers points et orientait le jeu sous les acclamations. Pourtant à l’image de son équipe, Chalmers perdait peu à peu sa belle efficacité, abasourdi lorsqu’à la demi-heure, Bernat-Salles signait, seul, le troisième essai pour donner à la France un. avantage de 22-9 à la mi-temps. Dans la foulée du Palois, les avants tricolores se mettaient à leur tour à se prendre pour ailiers. Le Toulousain Christian Califano, privé de match contre l’Ecosse l’an passé pour mauvaise conduite, réalisait son rêve le plus cher: devenir un joueur moderne et marquer un essai de débordement. Le spectacle était complet et la leçon sévère lorsqu’Olivier Magne, homme du match, adressait un coup de pied rasant qui emmenait Bernat-Salles au cinquième essai français à l’heure de jeu. Dans une fin de partie heurtée où les intentions de jeu furent moins nombreuses que les intentions d’en découdre aux poings, les Calédoniens sauvaient l’honneur grâce à un essai de Tony Stanger. Mais dans les deux dernières minutes Philippe Carbonneau puis Thomas Castaignède inscrivaient chacun un essai offrant à la France la plus large victoire de son histoire à Edimbourg. Au-delà de ce succès historique, le XV de France est désormais seul à pouvoir réussir le Grand Chelem après l’humiliation (60-26) que les Anglais ont infligée aux Gallois à Twickenham. La révolte anglaise emporte le Pays de Galles Meurtri par les critiques, le XV d’Angleterre a fait payer au Pays de Galles (60-26) le prix de sa révolte en inscrivant huit essais pour s’offrir un succès record samedi à Twickenham lors de la deuxième journée du tournoi des Cinq Nations. La peur de mal faire, les Anglais tentèrent de la chasser le plus rapidement possible. Grayson passait d’ailleurs dès la première minute sa première pénalité. Mais les Gallois leur tenaient tête par l’intermédiaire de Bateman qui posait le ballon près des poteaux. Grayson réduisait le score, mais sur un nouveau coup de pied manqué du dix de Northampton, Gareth Thomas relançait, crochetait 4 adversaires et 80 mètres plus loin, Bateman doublait la mise. Sonnés, les Anglais se ressaisissaient de façon spectaculaire en marquant quatre essais en douze minutes. Les Gallois voyaient alors leurs chances de succès s’envoler. Avec 22 points d’avance (34-12) à la mi-temps, le match était joué. Après la pause, les Anglais, toujours agressifs, profitaient de toutes les occasions pour passer à l’offensive et marquaient quatre essais de grande envergure signés Rees encore, Healey, Greenwood, Dawson pour deux essais de consolation gallois. Voici le point du tournoi des Cinq Nations de rugby à l’issue de la 2e journée disputée samedi: Ecosse - France 16 - 51 Angleterre - Pays de Galles 60 - 26 Exempt: Irlande Déjà joués: France - Angleterre 24 - 17 Irlande - Ecosse 16 - 17 Classement: 1. France 4 2. Angleterre 2 3. Ecosse 2 4. Irlande 0 5. Pays de Galles 0 Restent à jouer: 3e journée (7 mars): Pays de Galles - Ecosse France - Irlande 4e journée: 21 mars: Irlande - Pays de Galles 22 mars: Ecosse - Angleterre 5e journée: 4 avril: Angleterre - Irlande 5 avril: Pays de Galles - France
Le XV de France a conjuré l’un de ses plus vieux complexes, samedi, foulant aux pieds des Ecossais sans imagination sur leur pré de Murrayfield où les Tricolores n’avaient goûté à la victoire qu’une fois en 20 ans. L’ampleur du score (51-16), loin d’être injuste, reflète la différence qui sépare des Français, métamorphosés depuis le début du Tournoi des Cinq Nations, et un XV au Chardon à la recherche de son identité. Car plus qu’une revanche de la défaite subie à Edimbourg il y a deux ans, la France était venue chercher en Ecosse la confirmation que son rugby a définitivement tourné une page, qu’il a grandi et qu’il s’est armé de constance. La volonté et l’imagination vues lors du match d’ouverture au Stade de France sont à nouveau apparues de manière éclatante face à un adversaire...