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Actualités - Chronologie

Sierra Léone : l'ECOMOG stoppe les pillages à Freetown (photos)

Les forces armées nigérianes, qui ont chassé, sous couvert de l’ECOMOG, la junte au pouvoir en Sierra Leone, ont réussi à empêcher la multiplication des pillages dans la ville de Freetown où aucun pouvoir n’est encore officiellement en place. La plupart des hôtels ont été pillés au cours des crises de ces dernières années. Cette fois, les boutiques importantes, les maisons des dignitaires de la junte et celles qui étaient vides d’occupants, ont été victimes de la rue pendant que les militaires s’affrontaient à l’artillerie lourde. Le chef de la police, Christopher John, a reconnu que les «jeunes» qui avaient aidé l’ECOMOG espéraient ainsi être récompensés. Déjà chef de la police sous le précédent régime, il a avoué que sa tâche était difficile. «Tout le monde donne des ordres», a-t-il dit. Ses 2.000 hommes n’ont pas été payés, comme tous les fonctionnaires, depuis huit mois. Selon une source informée, ils sont restés à leur poste car ils y trouvaient des revenus. Dimanche, on pouvait voir des divans et de larges fauteuils sortir sur des brouettes de la cité de Cookerill, au sud-ouest de la ville. Sur la place centrale de ce quartier, le corps d’un homme, la tête recouverte d’un morceau de tissu, prouvait pourtant qu’on ne pouvait pas toujours agir impunément. Samedi, alors que l’ensemble de la ville n’était pas pacifié, un homme agonisant avait déjà été exposé à la foule par les soldats nigérians devant la prison centrale. A ses côtés, sous le fameux «coton tree», gigantesque kapokier qui est au centre de la ville, gisaient des ordinateurs, des armes, des vêtements récupérés sur les pillards. Selon des témoins, dont un envoyé spécial d’une agence de presse, plusieurs personnes ont été lynchées publiquement dans la ville samedi et dimanche après avoir été prises en flagrant délit de pillage. Pendant leurs méfaits, quand ils ne risquaient rien du fait des combats, les pillards ont en outre mis le feu aux maisons qu’ils venaient de vider. Au lendemain de la victoire des troupes nigérianes, les barrages s’étaient multipliés. Tous devaient descendre de voiture, être fouillés, le coffre et la boîte à gants étaient soumis à un examen sourcilleux puis, après moult hurlements et gesticulations, on en arrivait aux choses sérieuses: «identité», interrogatoire, fouille des vêtements.(AFP)
Les forces armées nigérianes, qui ont chassé, sous couvert de l’ECOMOG, la junte au pouvoir en Sierra Leone, ont réussi à empêcher la multiplication des pillages dans la ville de Freetown où aucun pouvoir n’est encore officiellement en place. La plupart des hôtels ont été pillés au cours des crises de ces dernières années. Cette fois, les boutiques importantes, les maisons des dignitaires de la junte et celles qui étaient vides d’occupants, ont été victimes de la rue pendant que les militaires s’affrontaient à l’artillerie lourde. Le chef de la police, Christopher John, a reconnu que les «jeunes» qui avaient aidé l’ECOMOG espéraient ainsi être récompensés. Déjà chef de la police sous le précédent régime, il a avoué que sa tâche était difficile. «Tout le monde donne des ordres», a-t-il dit....