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Actualités - Conferences De Presse

Une mission Annan à Bagdad est indispensable, conviennent Boueiz et Kaddoumi (photo)

Le ministre des Affaires étrangères et le chef du département politique de l’OLP, MM. Farès Boueiz et Farouk Kaddoumi, se sont montrés pessimistes au sujet des développements de la crise irakienne et ont jugé «nécessaire» une mission du secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, à Bagdad. Après un entretien d’une heure et demie, MM. Boueiz et Kaddoumi ont organisé une conférence de presse conjointe au palais Bustros. Le chef de la diplomatie a indiqué que la discussion a porté sur le fait que «le gouvernement israélien est revenu d’une manière absolue sur ses engagements et notamment sur le principe des retraits et sur le concept des droits palestiniens». M. Boueiz a réaffirmé que «le Liban est opposé à un recours à l’option militaire dans la crise irakienne». «Nous savons d’emblée que la frappe militaire n’est pas justifiée quand le Conseil de Sécurité évite de faire appliquer ses résolutions en dehors de l’Irak et lorsqu’Israël continue à se considérer au-dessus des lois et des accords internationaux», a-t-il ajouté. M. Boueiz a encore dit: «Nous demandons au secrétaire général de l’ONU de se rendre en Irak. Cela fait partie de ses devoirs de faire tomber les prétextes invoqués pour justifier l’option militaire. Je répète qu’il ne s’agit pas d’un souhait mais d’un devoir conformément à la charte des Nations Unies. Il doit déployer tous les efforts nécessaires et user de toutes les voies pour tenter d’éviter la frappe militaire. Ils (les Américains) ont devancé la visite de M. Annan à Bagdad en affirmant que sa mission se limite à celle d’un facteur chargé d’obtenir des autorités irakiennes un engagement d’une mise en œuvre des résolutions internationales selon une conception bien précise. Ces propos font en sorte que la visite pourrait ne pas réussir et éliminent les efforts visant à empêcher une confrontation militaire». M. Boueiz a qualifié de «réaliste le fait de faire le lien entre la crise irakienne et la tentative d’imposer une nouvelle équation différente de l’équation initiale dans le processus de paix». «J’estime que c’est l’objectif principal, a-t-il dit. A cette occasion, je voudrais dire que l’histoire ne pardonnera pas aux pays arabes et Etats amis qui permettront (aux troupes américaines) d’utiliser leurs bases militaires pour lancer des frappes contre l’Irak. L’histoire enregistrera pour l’éternité que certains ont participé à faire couler du sang arabe». M. Kaddoumi a pour sa part déclaré que «les Nations Unies sont responsables de la crise (irakienne) artificielle provoquée par les Etats-Unis. C’est pour cela que nous insistons sur la nécessité pour M. Annan de poursuivre ses démarches afin qu’il sauve la région». Le responsable palestinien a qualifié les Etats-Unis de «force arrogante». «Nous appuyons une mission du secrétaire général afin de sauver la région d’un embrasement général provoqué par les Etats-Unis», a déclaré M. Kaddoumi. La crise irakienne doit être résolue «dans le cadre de l’ONU vu que tout le monde réclame l’application des résolutions de l’organisation internationale», a-t-il ajouté. Cette crise «sert à couvrir l’échec» du processus de paix israélo-arabe dû «aux sionistes et au lobby sioniste aux Etats-Unis», a-t-il estimé.
Le ministre des Affaires étrangères et le chef du département politique de l’OLP, MM. Farès Boueiz et Farouk Kaddoumi, se sont montrés pessimistes au sujet des développements de la crise irakienne et ont jugé «nécessaire» une mission du secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, à Bagdad. Après un entretien d’une heure et demie, MM. Boueiz et Kaddoumi ont organisé une conférence de presse conjointe au palais Bustros. Le chef de la diplomatie a indiqué que la discussion a porté sur le fait que «le gouvernement israélien est revenu d’une manière absolue sur ses engagements et notamment sur le principe des retraits et sur le concept des droits palestiniens». M. Boueiz a réaffirmé que «le Liban est opposé à un recours à l’option militaire dans la crise irakienne». «Nous savons d’emblée que...