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Actualités - Chronologie

Le Tiers-Monde veut avoir voix au chapitre dans le système monétaire international

Les pays du tiers-monde représentés dans le Groupe Intergouvernemental des 24 (G-24), en réunion extraordinaire à Caracas de samedi à lundi, veulent avoir voix au chapitre au sein des institutions financières internationales, notamment le FMI et la Banque mondiale. Le président de la Banque centrale du Venezuela, Antonio Casas, s’était fait samedi le porte-parole de cette revendication, dénonçant «les faiblesses structurelles» et les «rigidités» du système monétaire international. Demandant «une réforme substantielle» des institutions internationales, il a exprimé son «insatisfaction» devant le manque de représentation des pays en voie de développement en leur sein. «Nous acceptons que toutes ces institutions ont un rôle fondamental à jouer dans la stabilité économique, mais nous manifestons notre insatisfaction collective devant le statu quo qui masque l’importance relative des Nations», a-t-il expliqué. Parallèlement à la crise affectant principalement la Thaïlande, la Corée et l’Indonésie, la réunion des responsables financiers venus d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine et des Caraïbes doit notamment étudier les mécanismes des mouvements de capitaux et des recettes applicables pour éviter une extension de la crise à d’autres marchés, notamment ceux plus fragiles des pays en développement et les plus endettés. Brièvement présent à la session d’ouverture, samedi, Michel Camdessus, directeur général du FMI, a reconnu la nécessité d’un renforcement «significatif» des institutions multilatérales, tout en soulignant la modification récente des politique du Fonds. Les programmes «traditionnels» du FMI, a-t-il expliqué, ont changé lors des interventions dans les crises asiatiques: aux mesures d’austérité sont venues se greffer des réformes de structure pour assurer la croissance et s’attaquer ainsi aux racines du problème. Parmi les objectifs identifiés par M. Camdessus pour combattre ce type de crise, en plus de la transparence des marchés, apparaissaient la nécessité de renforcer les systèmes financiers et bancaires et la libéralisation des mouvements internationaux de capitaux, tout en assurant leur supervision. Le directeur général du FMI a également identifié la nécessité de bons gouvernements, l’intensification de la lutte contre la corruption et la mise en place d’une vigilance régionale plus efficace pour éviter la contagion de la crise asiatique. Dans un message lu aux congressistes, le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, estimait que ce type de crise touche plus durement les pays endettés, de qui, pour lui, «érode» les bénéfices que les pays en voie de développement peuvent trouver à s’associer au marché international des capitaux. Le Brésilien Rubens Ricupero, secrétaire général de l’Agence des Nations Unies, pour le commerce et le développement (UNCTAD), a, pour sa part, mis en garde contre «la menace» d’une réaction «protectionniste et contraire à la libéralisation du commerce». Le G-24 réunit l’Algérie, l’Argentine, le Brésil, la Colombie, le Congo, la Côte d’Ivoire, l’Egypte, l’Ethiopie, le Gabon, le Ghana, le Guatemala, l’Inde, l’Iran, le Liban, le Mexique, le Nigeria, le Pakistan, le Pérou, les Philippines, la Syrie, le Sri Lanka, Trinidad et Tobago et le Venezuela. L’ex-Yougoslavie a abandonné l’organisation après sa désintégration. L’Afrique du Sud, la Chine, la Malaisie, l’Arabie Séoudite, et le Chili participent au débat de Caracas comme observateurs. (AFP)
Les pays du tiers-monde représentés dans le Groupe Intergouvernemental des 24 (G-24), en réunion extraordinaire à Caracas de samedi à lundi, veulent avoir voix au chapitre au sein des institutions financières internationales, notamment le FMI et la Banque mondiale. Le président de la Banque centrale du Venezuela, Antonio Casas, s’était fait samedi le porte-parole de cette revendication, dénonçant «les faiblesses structurelles» et les «rigidités» du système monétaire international. Demandant «une réforme substantielle» des institutions internationales, il a exprimé son «insatisfaction» devant le manque de représentation des pays en voie de développement en leur sein. «Nous acceptons que toutes ces institutions ont un rôle fondamental à jouer dans la stabilité économique, mais nous manifestons notre...