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Actualités - Chronologie

Congo : le calvaire des enfants soldats du camp choléra

Frappés par le choléra, atteints de malnutrition, près de 4.000 enfants soldats de l’armée de la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) vivent un véritable calvaire à Kisangani. Casernés dans le camp Kapalata, à six kilomètres de Kisangani (nord-est de la RDC), ces jeunes recrues ont été les premiers touchés par l’épidémie de choléra qui s’est déclarée dans la province orientale à la fin de l’année, lors des inondations provoquées par la crue du fleuve Congo. Un centre de soins appelé «camp choléra» a été installé à côté de l’hôpital général de Kisangani où sont traités 760 malades. La majorité d’entre eux provient du centre militaire de Kapalata. La moyenne d’âge des malades transférés de Kapalata au camp choléra est de 14 ans, selon les médecins. Certains, amaigris, affaiblis, le regard éteint, n’ont pas dix ans. Il y a quelques jours, une dizaine de malades sont morts, portant à plus de 270 le nombre de décès. «C’est une horreur ce qui se passe dans le centre militaire de Kapalata», confie un médecin. L’accès au camp est strictement interdit. Pour éviter une généralisation de l’épidémie, les autorités ont décidé de fermer provisoirement le centre militaire et de le désinfecter. «Notre souci c’est de faire évacuer le camp pour éviter une généralisation de l’épidémie», explique le gouverneur de la province, Jean Yagi Sitolo. Ces futurs soldats de l’armée congolaise, que le président Laurent-Désiré Kabila veut forte de 600.000 hommes, sont évacués par petits groupes et dispersés dans la ville, une fois que les services de santé se sont assurés qu’ils ne sont pas malades. Présentés parfois comme des combattants «Maï-Maï», nom des milices tribales du Kivu (est du pays), ces futures recrues n’ont rien de commun avec ces miliciens, assure le même médecin. «Ce sont des jeunes qui ont été arrachés à leurs familles pour ne pas être (contaminés) par les Maï-Maï», qui affrontent régulièrement les forces gouvernementales, a affirmé de son côté un agent humanitaire ayant requis l’anonymat. De nombreux enfants soldats, appelés «Kadogos» (petits en swahili), sont enrôlés dans l’armée congolaise et ont combattu dans les rangs des forces rebelles de Laurent-Désiré Kabila lors de son offensive victorieuse contre l’armée du maréchal Mobutu Sese Seko. Le «camp choléra», monté par des organisations humanitaires, traite également des habitants de Kisangani, qui a été particulièrement touchée par la crue du Congo. L’UNICEF, le Programme alimentaire mondial (PAM) et des ONG comme Médecins sans frontières ont dépêché de l’aide humanitaire pour les sinistrés. La France a également acheminé par avion-cargo des médicaments et du matériel à Kisangani pour venir en aide aux plus démunis. (AFP)
Frappés par le choléra, atteints de malnutrition, près de 4.000 enfants soldats de l’armée de la République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre) vivent un véritable calvaire à Kisangani. Casernés dans le camp Kapalata, à six kilomètres de Kisangani (nord-est de la RDC), ces jeunes recrues ont été les premiers touchés par l’épidémie de choléra qui s’est déclarée dans la province orientale à la fin de l’année, lors des inondations provoquées par la crue du fleuve Congo. Un centre de soins appelé «camp choléra» a été installé à côté de l’hôpital général de Kisangani où sont traités 760 malades. La majorité d’entre eux provient du centre militaire de Kapalata. La moyenne d’âge des malades transférés de Kapalata au camp choléra est de 14 ans, selon les médecins. Certains, amaigris,...