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Actualités - Chronologie

Les sites fleurissent sur Internet (photo)

Le scandale sexuel de la Maison-Blanche fait fleurir les sites sur Internet, où éclosent des pages Web pour tous les goûts, de la pornographie à la réflexion sérieuse sur le rôle du président dans la démocratie américaine. L’affaire Monica Lewinsky, du nom de la jeune stagiaire de la Maison-Blanche qui affirme avoir eu une liaison avec le président Bill Clinton, fait également les délices de la presse en ligne, qui met à profit l’immédiateté du média électronique. C’est le site d’information Drudge Report («Le bulletin Drudge», du nom de son fondateur Matt Drudge) qui a fait éclater la bombe du scandale. Le 17 janvier, le site révélait que l’hebdomadaire Newsweek retenait le scoop sur l’affaire, à la demande des enquêteurs qui espéraient réunir des preuves plus solides. Très vite, l’affaire Lewinsky se répandait dans les groupes de discussion sur Internet consacrés à Bill Clinton. Le dossier était sur la place publique. Sur le réseau informatique, le flot de rumeurs, d’informations et de réactions s’est répandu au long de deux voies: les sites des médias et les pages Web de la très diverse communauté d’individus qui compose Internet. «Une réflection» Le scandale est trop beau: «Les internautes ne semblent pas pouvoir résister à la tentation de créer de faux sites, des sites satiriques, et des sites tout simplement de mauvais goût», souligne le magazine «Web Yahoo! Internet Life». Un «Monica Online Fan Club» affiche une image humoristique de la jeune femme en pop art, avec comme légende: «C’est sympa de servir la nation». On peut y activer des Monica avec des corps variés, sous la sempiternelle photo souriante qui trône à la «Une» des journaux. Le Fan Club propose un sondage sur la question du jour, que les ambiguïtés des déclarations de Bill Clinton ont soulevée dans la presse la plus respectable: «La fellation compte-t-elle comme une relation sexuelle?» Les réponses apparaissent en temps réel: 87% de «oui», 8% de «non», et 3% de «no comment». Sous des apparences plus sérieuses, une autre page sonde les internautes: Le président Clinton est-il coupable ou innocent? Là, pas encore de résultats, mais le site invite les gens à argumenter leur opinion. «Tout cela est une perte de temps et d’argent», estime l’un. «Je voudrais bien avoir moi aussi plusieurs maîtresses», soupire l’autre. «Si mon mari avait une liaison, ajoute une dame, ce serait une affaire entre lui et moi. Je ne vois pas pourquoi il devrait perdre son boulot à cause de ça». Un citoyen estime à propos de Bill Clinton: «Tous ces scandales lui ont lié les mains et il n’est plus en mesure de diriger le pays». Le président «ne voit pas plus loin que le bout de son nez, affirme un autre. Ne mesure-t-il pas les conséquences de ses actes?». Un prêtre, qui vote coupable, avertit que le président «n’est qu’une réflection de notre propre conscience». Un site pornographique profite des circonstances pour attirer le chaland. Il offre une porte d’entrée avec une image de la Maison-Blanche. Derrière chacune des fenêtres se montre une dame, façon prostituée d’Amsterdam. Sous une tonnelle de cœurs percés de flèche, un anonyme clame son amour pour Monica. Sur un serveur britannique, un astrologue a établi un thème astral très fouillé de la jeune femme. Les médias, eux, se battent à coup de révélations sur leurs sites Web, sacrifiant souvent l’exigence de vérification sur l’autel de la rapidité. Mais ils utilisent aussi les ressources de ce support multimédia pour offrir , à l’instar de CNN ou MSNBC, extraits vidéo, images et enregistrements audio à l’appui des articles écrits. Les sites ont abondamment recours aux liens électroniques, qui permettent de renvoyer directement sur d’autres pages Web avec un simple clic de la souris sur un encart dans la marge ou un mot en couleur dans le texte. Plusieurs dirigent ainsi leurs lecteurs sur un site très consulté: «Comment parler à vos enfants d’un scandale sexuel». (AFP)
Le scandale sexuel de la Maison-Blanche fait fleurir les sites sur Internet, où éclosent des pages Web pour tous les goûts, de la pornographie à la réflexion sérieuse sur le rôle du président dans la démocratie américaine. L’affaire Monica Lewinsky, du nom de la jeune stagiaire de la Maison-Blanche qui affirme avoir eu une liaison avec le président Bill Clinton, fait également les délices de la presse en ligne, qui met à profit l’immédiateté du média électronique. C’est le site d’information Drudge Report («Le bulletin Drudge», du nom de son fondateur Matt Drudge) qui a fait éclater la bombe du scandale. Le 17 janvier, le site révélait que l’hebdomadaire Newsweek retenait le scoop sur l’affaire, à la demande des enquêteurs qui espéraient réunir des preuves plus solides. Très vite, l’affaire...