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Actualités - Chronologie

Le président US trahi par les pro-israéliens, selon les arabes

Si pour les Arabes, d’une manière générale, Bill Clinton a été trahi par les pro-israéliens, ainsi que l’affirme la presse israélienne, imitée en cela par le reste du monde arabe, pour Benjamin Netanyahu, les ennuis du président américain n’affectent pas le Proche-Orient. Pour étayer son propos, M. Netanyahu a assuré qu’il allait rencontrer le secrétaire d’Etat Madeleine Albright pour évoquer les moyens de sortir les négociations de l’impasse et que la date de l’entrevue serait bientôt fixée. L’ambassadeur des Etats-Unis à Tel-Aviv, M. Edward Walker, a lui aussi insisté lundi sur le fait que les problèmes intérieurs de M. Clinton ne l’empêcheraient pas de consacrer son énergie à sauver le processus de paix. «Il s’est engagé personnellement, de façon substantielle, envers (le processus) et il ne se laissera pas distraire de ses efforts», a affirmé M. Walker devant la Chambre de commerce israélo-américaine. «Je ne considère pas que le processus de paix, ou que notre rôle dans le processus de paix, soit affecté» par le scandale, a-t-il dit. Au Caire, la presse affirme que le président américain a été trahi par les pro-israéliens et qu’il a «creusé sa propre tombe». «Cher et puissant ami, je compatis avec toi mais la vérité m’oblige à dire que tu as creusé ta propre tombe en cherchant toujours à faire plaisir» à Israël, écrit M. Mahfouz Ansari, rédacteur en chef du quotidien gouvernemental «Gomhouriya», dans une lettre ouverte au président Clinton. «Tu as rendus insatiables (les Israéliens), le jour où tu as utilisé ton veto au Conseil de Sécurité de l’ONU pour bloquer une résolution européenne visant à faire cesser la construction juive de la colonie d’Abou Ghneim» dans la partie arabe de Jérusalem, souligne-t-il. «Le lobby juif sioniste, qui soutient la politique du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, n’est pas étranger aux difficultés que connaît l’administration américaine», affirme pour sa part un journaliste du quotidien, Galal Doueidar. «Il est toujours prêt à montrer ses muscles et faire étalage de sa puissance à Washington par le biais de l’argent, du scandale et des journaux», poursuit-il. «Est-il possible de disculper le lobby juif du «complot féminin» qui a éclaté au moment où Clinton décidait de croiser le fer avec Israël pour qu’il respecte les accords (israélo-palestiniens) d’Oslo?», demande Jamal Badaoui, rédacteur en chef du quotidien d’opposition libérale «al-Wafd». Un député islamiste, Hamza Daabas, déclare enfin dans un poème publié par l’hebdomadaire «al-Destour» que pour «se faire pardonner ses péchés (M. Clinton) doit se convertir à l’islam». A Damas, le quotidien «Techrine» a indiqué que le premier ministre israélien avait obtenu «ce qu’il voulait en déstabilisant la présidence américaine, qui doit faire face aujourd’hui à un problème grave portant atteinte à la crédibilité de M. Clinton». Selon le journal syrien, «il y a peu d’espoir que l’administration américaine fasse pression sur Israël, le sionisme ayant noyé la présidence américaine dans une mer de problèmes qui l’a conduite à renoncer à tout rôle efficace au Proche-Orient». Par ailleurs, l’hypothèse selon laquelle les Etats-Unis mèneraient une opération militaire contre l’Irak pour détourner l’attention du scandale sexuel autour de M. Clinton a de nouveau été défendue par l’agence officielle libyenne JANA. «Les menaces d’agression contre l’Irak ne sont pas nouvelles, mais leur annonce en ce moment laisse croire probable le recours de Washington à cet acte immoral pour esquiver les problèmes immoraux qui secouent la plus haute autorité américaine», a souligné JANA. (AFP, Reuters)
Si pour les Arabes, d’une manière générale, Bill Clinton a été trahi par les pro-israéliens, ainsi que l’affirme la presse israélienne, imitée en cela par le reste du monde arabe, pour Benjamin Netanyahu, les ennuis du président américain n’affectent pas le Proche-Orient. Pour étayer son propos, M. Netanyahu a assuré qu’il allait rencontrer le secrétaire d’Etat Madeleine Albright pour évoquer les moyens de sortir les négociations de l’impasse et que la date de l’entrevue serait bientôt fixée. L’ambassadeur des Etats-Unis à Tel-Aviv, M. Edward Walker, a lui aussi insisté lundi sur le fait que les problèmes intérieurs de M. Clinton ne l’empêcheraient pas de consacrer son énergie à sauver le processus de paix. «Il s’est engagé personnellement, de façon substantielle, envers (le processus) et...