Washington rejette respectueusement la condamnation de l'embargo contre Cuba par le Pape
le 28 janvier 1998 à 00h00
La Maison-Blanche a «respectueusement» rejeté lundi la condamnation par le pape Jean-Paul II de l’embargo économique américain contre Cuba, affirmant que les dirigeants cubains pouvaient y mettre fin s’ils se débarrassaient du socialisme. Le pape avait qualifié l’embargo «d’injuste et de moralement inacceptable» dimanche, quelques minutes avant de quitter La Havane à l’issue d’une visite de cinq jours dans l’île. «Nous comprenons et respectons l’opinion du pape contre l’utilisation de sanctions économiques à Cuba et ailleurs», a déclaré le porte-parole du président Bill Clinton, Michael McCurry. «Mais l’embargo contre Cuba relève de la législation américaine et cette loi bénéficie d’un soutien bipartite très solide au Congrès et parmi les Américains», a-t-il poursuivi. «Le moyen de soulager les souffrances humaines dont le pape a parlé si clairement et avec tellement d’émotion consiste pour eux (les dirigeants cubains) à éradiquer un système qui a privé les citoyens de Cuba à la fois de liberté politique et des droits économiques fondamentaux», a ajouté M. McCurry. «C’est la raison pour laquelle nous sommes respectueusement en désaccord avec le Saint Père», a-t-il dit. Comme on lui demandait si les propos de Jean-Paul II avaient pu modifier les sentiments personnels de M. Clinton en ce qui concerne l’opportunité de maintenir l’embargo, M. McCurry a répondu que «nous avons des lois en vigueur (…) et le président et le gouvernement font respecter les lois». (AFP)
La Maison-Blanche a «respectueusement» rejeté lundi la condamnation par le pape Jean-Paul II de l’embargo économique américain contre Cuba, affirmant que les dirigeants cubains pouvaient y mettre fin s’ils se débarrassaient du socialisme. Le pape avait qualifié l’embargo «d’injuste et de moralement inacceptable» dimanche, quelques minutes avant de quitter La Havane à l’issue d’une visite de cinq jours dans l’île. «Nous comprenons et respectons l’opinion du pape contre l’utilisation de sanctions économiques à Cuba et ailleurs», a déclaré le porte-parole du président Bill Clinton, Michael McCurry. «Mais l’embargo contre Cuba relève de la législation américaine et cette loi bénéficie d’un soutien bipartite très solide au Congrès et parmi les Américains», a-t-il poursuivi. «Le moyen de...
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