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Actualités - Reportage

De la mosaïque pluriforme Fifi Kiwan : tableaux, tables, bibelots(photos)

Fifi Kiwan a autant la fibre artisanale que maternelle. Femme au foyer, elle concilie avec bonheur son rôle de mère de famille avec son travail de mosaïste. Cela fait deux ans qu’elle crée chez elle toutes sortes d’objets en mosaïque: tableaux, bibelots, tables, guéridons, plateaux... «J’ai toujours été attirée par l’artisanat et le travail manuel», dit Fifi Kiwan, diplômée de l’ALBA. «Lorsqu’un objet me plaît, je l’observe sous tous les angles pour essayer de deviner comment il a été réalisé». Dans son salon, des chemins de tables en point de croix, d’autres à appliques et de menus bibelots témoignent de son habileté manuelle. Modeste, Fifi Kiwan se défend d’être une spécialiste. «Je n’ai pas suivi de formation. J’ai appris la technique toute seule». En fait, c’est par pur hasard qu’elle se découvre ce talent. «Ma mère cherchait désespérément à habiller un mur dans un chalet de montagne», raconte-t-elle, «lorsque je suis tombée, en feuilletant une revue, sur une photo de cheminée décorée de tesselles multicolores, j’ai eu l’idée de recouvrir le mur vacant d’un panneau en mosaïque». La jeune femme, qui a de la suite dans les idées, commence par consulter des ouvrages sur la mosaïque, puis se fournit en dalles, glue, ciment blanc, pinces et autres outils, et glane au passage, les petits secrets du métier. Prudente, elle fait ses premières armes sur un muret de terrasse. Cela donne un tableau naïf avec tortue, étoile et fleurs en pots... Encouragée par ce premier résultat, Fifi s’attelle à la cloison du chalet maternel, et exécute trois panneaux dans le même style. Elle continue sur sa lancée, réalise tableaux et tables de jardin et montre son travail à la direction de «L’artisan du Liban». Qui lui passe commande de pièces diverses, mais avec motifs orientaux ou inspirés du patrimoine. «J’ai une prédilection pour les tapis kilims, dont je reproduis les figures géométriques sur mosaïque. Je fais aussi des tableaux aux dessins naïfs d’inspiration patrimoniale, comme les paysages libanais (tuiles rouges et pins parasols), les fenêtres en arcade, les cruches, les amphores...» A part les pièces à cachet artisanal, Fifi réalise des mosaïques au graphisme plus moderne et essaye aussi d’adapter en céramique des toiles de maîtres, comme «le Nu bleu» de Matisse. «Evidemment, cela ne donne pas une copie conforme. Tout n’est pas réalisable, et je suis souvent obligée de modifier un peu mon travail par rapport à la figure initiale», précise la dame-mosaïste. Technique Fifi Kiwan, qui a installé sa petite table de travail... dans un coin de la chambre de ses enfants, s’attelle à l’ouvrage tous les avant-midi. «Je profite de l’absence des mômes pour travailler calmement», dit-elle. Organisée, elle procède par étapes. «Je commence par tracer le dessin sur le support choisi, puis à l’aide d’une pince, je découpe les dalles de céramique pour en faire des tesselles, ou alors si je les veux irrégulières, je casse les dalles au marteau. Je les colle ensuite et je comble les creux avec du ciment blanc. Enfin, à l’aide d’une éponge humide, je nettoie la mosaïque. Une fois terminée, je sors la pièce sur la terrasse où durant trois jours je l’arrose pour que le ciment prenne bien». Ensuite, elle procède au finissage selon la destination de l’objet. Peinture des rebords, design de socles en fer forgé, en bois, en plexiglas qu’elle fait ensuite réaliser chez des spécialistes. Tout travail d’artisan présente des difficultés: «Le découpage ne réussit pas toujours du premier coup et peut, selon la texture dure ou poreuse de la plaque en céramique, s’effriter ou se casser au mauvais endroit. Les tesselles au dessin en courbe (comme le croissant de lune) exigent un certain doigté. Bref, c’est un ouvrage qui demande de la force de poignet et beaucoup de patience». Fifi Kiwan dont la créativité est évidente, cherche en permanence à élargir sa gamme d’objets. L’année dernière, pour la première communion de son fils, elle avait remplacé les traditionnelles cartes de souvenir par une croix sur mini-mosaïque. Elle planche actuellement sur des «icônes» en mosaïque et à la feuille d’or, de petites dimensions (10x10), à poser sur un support en plexiglas comme bibelot. «Je les prépare pour la communion de ma fille», dit-elle, dans un grand sourire. Evidemment, quand on met du cœur à l’ouvrage... Zéna ZALZAL
Fifi Kiwan a autant la fibre artisanale que maternelle. Femme au foyer, elle concilie avec bonheur son rôle de mère de famille avec son travail de mosaïste. Cela fait deux ans qu’elle crée chez elle toutes sortes d’objets en mosaïque: tableaux, bibelots, tables, guéridons, plateaux... «J’ai toujours été attirée par l’artisanat et le travail manuel», dit Fifi Kiwan, diplômée de l’ALBA. «Lorsqu’un objet me plaît, je l’observe sous tous les angles pour essayer de deviner comment il a été réalisé». Dans son salon, des chemins de tables en point de croix, d’autres à appliques et de menus bibelots témoignent de son habileté manuelle. Modeste, Fifi Kiwan se défend d’être une spécialiste. «Je n’ai pas suivi de formation. J’ai appris la technique toute seule». En fait, c’est par pur hasard...