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Actualités - Reportage

Un établissement en progrès : l'école de musique Ghassan-Yammine (photo)

Créée en octobre 1993 à Beit-Chabab, l’Ecole de musique Ghassan-Yammine se développe. Après avoir investi la capitale en octobre 1996 ouvrant des locaux à Sodeco, et avoir diversifié les instruments enseignés, son fondateur annonce le lancement à partir de mars d’une section moderne. Ghassan Yammine, 27 ans, est très déterminé. L’école de musique qu’il lance il y a quatre ans compte au départ deux professeurs, une soixantaine d’étudiants et n’enseigne que le piano et la guitare. Elle accueille aujourd’hui quelque 120 élèves pris en charge par 23 professeurs. On peut y apprendre outre le piano et la guitare, le violon, le violoncelle, la flûte à bec ou la traversière, la clarinette, le hautbois, le saxophone, l’accordéon et la nouveauté de l’année, le oud. Le chant, la composition, l’écoute et l’analyse ainsi que l’initiation à la musique sont également au programme. «Nous avons introduit cette année la rythmique, le solfège corporel et la danse créative», souligne Ghassan Yammine. La formation théorique musicale comprenant solfège, dictée et exercices auditifs est obligatoire pour tous; l’écoute, la danse et l’initiation sont collectifs; toutes les autres formations sont dispensées en cours individuels. Quant aux programmes, ils sont régulièrement mis à jour «en tenant compte des nouvelles méthodes adoptées dans les pays d’Europe», indique le directeur. «Nous ne dormons pas sur nos lauriers. Notre but est de former de vrais musiciens». D’ailleurs, le système adopté est très scolaire. «Chaque trimestre, les étudiants subissent un examen. La moyenne exigée est de 13/20. Chacun a droit à un examen de rattrapage dont la barre est à 15/20». Ghassan Yammine est intraitable sur cette histoire de moyenne. Il souligne à titre d’exemple, que «depuis sa création, l’Ecole de Beit-Chabab n’a gardé qu’une quarantaine des 300 élèves qui y sont passés». Carrière Agés entre cinq et 50 ans, ils sont tous là parce qu’ils ont un talent certain et une persévérance à toute épreuve. Ghassan Yammine déplore le fait que «le système scolaire soit tel que les jeunes n’ont plus le loisir d’exercer une actitivé extra-scolaire. Ils croulent souvent sous une masse impressionnante de devoirs. Ceux qui poursuivent une formation musicale ici, le font en dépit de nombreux obstacles». De futurs professionnels selon Yammine qui précise qu’il y a «une dizaine d’éléments qui peuvent espérer faire de la musique leur métier, en tant que concertistes ou compositeurs». Il souligne cependant qu’il conseille à tous les élèves encore à l’école «de poursuivre des études supérieures...» Côté corps professoral, Yammine «cherche à avoir l’élite». Boghos Gélalian, Charbel Rouhana ou encore Evgueni Loguinov (violoniste russe)... quelques noms et pas des moindres. Composition Ghassan Yammine se plaint de n’avoir plus le temps de se consacrer à la composition. «Il faut choisir entre une carrière de concertiste, de compositeur ou d’enseignant», dit-il. Peu intéressé par l’interprétation, il remarque que l’enseignement «a pris le pas sur le reste. Mais je ne désespère pas de me mettre très sérieusement à la composition». Il est, en effet, chargé de composer différentes musiques pour «une série de C.D., produits par Mozart Chahine et présentant les poèmes des plus grands auteurs arabes». Il a, par ailleurs, écrit deux morceaux pour Magida el-Roumi, «je dois trouver dix jours pour aller en Egypte les enregistrer...» Et, enfin, une série de partitions pour piano, commandées par un éditeur français, «des variations sur des musiques folkloriques libanaises traditionnelles. Dix sont prêtes à être publiées par unité». Côté école, Ghassan Yammine ne chôme pas. Il inaugure début mars la section moderne: pop music, jazz et blues. «Les cours seront indépendants du classique. Il y aura du keyboard, de la guitare accoustique et électrique, du chant, de la composition sur ordinateur et de l’improvisation. Il y a le problème de la batterie, il est en cours de réglement»... A un rythme de tambour battant, sans doute. Aline GEMAYEL
Créée en octobre 1993 à Beit-Chabab, l’Ecole de musique Ghassan-Yammine se développe. Après avoir investi la capitale en octobre 1996 ouvrant des locaux à Sodeco, et avoir diversifié les instruments enseignés, son fondateur annonce le lancement à partir de mars d’une section moderne. Ghassan Yammine, 27 ans, est très déterminé. L’école de musique qu’il lance il y a quatre ans compte au départ deux professeurs, une soixantaine d’étudiants et n’enseigne que le piano et la guitare. Elle accueille aujourd’hui quelque 120 élèves pris en charge par 23 professeurs. On peut y apprendre outre le piano et la guitare, le violon, le violoncelle, la flûte à bec ou la traversière, la clarinette, le hautbois, le saxophone, l’accordéon et la nouveauté de l’année, le oud. Le chant, la composition, l’écoute et...