L'enfant sans cerveau toujours en vie dans l'attente d'un prélèvement d'organes
le 24 janvier 1998 à 00h00
Un enfant privé de boîte crânienne et de cerveau dont la mère a refusé d’avorter pour que ses autres organes puissent servir pour des greffes est toujours en vie, a-t-on appris de source hospitalière à Turin (Italie). Au terme de la législation italienne, les médecins ne peuvent débrancher les appareils d’assistance notamment respiratoire qu’au bout d’une semaine de vie rendant alors possible l’extraction des organes après le décès. Or le petit Gabriele, né mercredi 14 janvier sans autres malformations, a réussi à respirer sans assistance et est toujours en vie. «Nous assistons l’enfant mais on ne peut pas parler d’acharnement thérapeutique» expliquent les médecins de cet hôpital. Les parents de cet enfant connaissaient son état, «incompatible avec toute possibilité de vie», selon une source hospitalière, dès le troisième mois de grossesse. La mère, âgée de 26 ans et dont l’identité n’a pas été communiquée avait décidé néanmoins de mener sa grossesse à son terme afin que les organes de son bébé puissent sauver d’autres enfants. Le parquet du Turin a ouvert une enquête préliminaire sur cette naissance après un dépôt de plainte de la Ligue nationale contre le vol des organes. Cette association accuse les médecins de «manque de déontologie» et estime que «Gabriele devait être laissé en paix sans la torture de la ventilation pour le maintenir en vie». (AFP)
Un enfant privé de boîte crânienne et de cerveau dont la mère a refusé d’avorter pour que ses autres organes puissent servir pour des greffes est toujours en vie, a-t-on appris de source hospitalière à Turin (Italie). Au terme de la législation italienne, les médecins ne peuvent débrancher les appareils d’assistance notamment respiratoire qu’au bout d’une semaine de vie rendant alors possible l’extraction des organes après le décès. Or le petit Gabriele, né mercredi 14 janvier sans autres malformations, a réussi à respirer sans assistance et est toujours en vie. «Nous assistons l’enfant mais on ne peut pas parler d’acharnement thérapeutique» expliquent les médecins de cet hôpital. Les parents de cet enfant connaissaient son état, «incompatible avec toute possibilité de vie», selon une source...
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