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Actualités - Chronologie

L'état de grâce politique se poursuit pour Clinton, malgré les affaires (photo)

Un an après le début de son second mandat présidentiel, qu’il a célébré cette semaine, le président américain Bill Clinton connaît un véritable état de grâce politique, malgré une accumulation de scandales en tout genre dont l’affaire Paula Jones est le plus embarrassant. Un sondage CNN-Time confirme le maintien de sa popularité, puisque 59% des Américains disent approuver son action. Sa cote n’est pas tombée sous les 50% depuis deux ans, un phénomène d’autant plus étonnant que journaux et télévisions se font l’écho quotidiennement des problèmes de M. Clinton et de plusieurs membres de son cabinet avec la justice. Sur le plan politique, M. Clinton, qui quittera la Maison-Blanche le 20 janvier 2001, avait été dépeint récemment par la presse américaine comme un politicien en préretraite. Il est vrai qu’avec l’accord avec le Congrès prévoyant une élimination du déficit budgétaire en 2002, le principal objectif de politique intérieur de son dernier mandat était atteint. Mais M. Clinton, qui prononcera le 27 janvier devant le Congrès le traditionnel discours-programme sur l’état de l’Union, a démarré l’année par une rafale d’initiatives qui ont pris tout le monde de court. Coup sur coup, il a ainsi annoncé qu’il équilibrerait le budget dès 1999, trois ans plus tôt que prévu, présenté une réforme du «Medicare» destinée à ouvrir ce système d’assurance maladie des personnes âgées aux Américains dès l’âge de 62 ans, voire pour certains dès 55 ans (au lieu de 65 ans), et proposé près de 22 milliards de dollars sur cinq ans pour aider les parents à revenus modestes qui travaillent à payer les frais de garde de leurs enfants. Il doit également dévoiler prochainement un programme de 15 milliards de dollars sur cinq ans pour engager plusieurs milliers d’enseignants, bâtir de nouvelles écoles et en réparer d’autres. Activisme En fait, M. Clinton donne depuis le début de l’année l’impression d’un regain d’activisme, notamment sur le plan social. Il n’est toutefois pas question d’ambitieuses réformes de société, comme la tentative de refonte du système de santé dont l’échec avait failli couler sa présidence en 1993 et 1994. M. Clinton, qui a retenu la leçon, a opté pour des réformes ciblées et très limitées, populaires dans le public et qu’il conditionne au retour à l’équilibre budgétaire, thème conservateur s’il en est. Il est aidé pour cela par la santé éclatante de l’économie américaine, qui lui permet de jouer la carte de l’orthodoxie financière tout en accroissant les dépenses sociales. Le porte-parole de la Maison-Blanche, Michael McCurry, a résumé cette nouvelle phase de la présidence Clinton de la manière suivante: «La discipline budgétaire à visage humain». M. Clinton, en tacticien hors pair, a atteint son premier but, qui est de définir les termes du débat politique, les républicains en étant réduits à réagir à des propositions qu’ils n’aiment pas, mais qui ont été très bien accueillies par le public. Le tableau serait idyllique s’il n’y avait pas les scandales, et surtout le procès pour harcèlement sexuel que lui a intenté Paula Jones. Après la déposition sous serment de M. Clinton samedi pendant près de six heures sous le regard de Mme Jones, le procès, prévu pour fin mai, semble de plus en plus inévitable. Mais il n’en a pas fini non plus avec l’affaire du financement douteux de sa campagne de 1996 à la Maison-Blanche. La presse américaine croit ainsi savoir que l’«Attorney General» (ministre de la Justice), Janet Reno, nommera un procureur indépendant pour conduire une enquête sur le rôle du secrétaire à l’Intérieur, Bruce Babbitt, dans le versement de contributions au Parti démocrate par des tribus indiennes. En outre, deux anciens membres du cabinet, qui font l’objet d’enquêtes par un procureur indépendant, ont déjà été inculpés respectivement pour malversation et obstruction à la justice, alors que le département de la Justice a ouvert une enquête préliminaire sur le secrétaire au Travail, Alexis Herman, à la suite d’accusations de corruption. (AFP)
Un an après le début de son second mandat présidentiel, qu’il a célébré cette semaine, le président américain Bill Clinton connaît un véritable état de grâce politique, malgré une accumulation de scandales en tout genre dont l’affaire Paula Jones est le plus embarrassant. Un sondage CNN-Time confirme le maintien de sa popularité, puisque 59% des Américains disent approuver son action. Sa cote n’est pas tombée sous les 50% depuis deux ans, un phénomène d’autant plus étonnant que journaux et télévisions se font l’écho quotidiennement des problèmes de M. Clinton et de plusieurs membres de son cabinet avec la justice. Sur le plan politique, M. Clinton, qui quittera la Maison-Blanche le 20 janvier 2001, avait été dépeint récemment par la presse américaine comme un politicien en préretraite. Il est vrai...