Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Lutte antiterroriste : l'UE attend d'Alger des suggestions pratiques

L’UE attend désormais d’Alger des «suggestions pratiques» quant à sa collaboration à la lutte contre le terrorisme, a déclaré mercredi le secrétaire d’Etat au Foreign Office Derek Fatchett, de retour d’une mission diplomatique en Algérie. La troïka de l’UE (Luxembourg, Grande-Bretagne, Autriche) a notamment rencontré mardi le ministre algérien des Affaires étrangères «auquel il a été demandé de formuler des suggestions très concrètes sur la façon dont l’UE pourrait apporter son aide», a dit M. Fatchett sur la BBC. «Nous avons dit aux autorités algériennes que nous voulions les aider et que c’était à elles de jouer maintenant», a-t-il ajouté, en réitérant la «très claire condamnation du terrorisme» formulée par les représentants de l’UE. Sur le sujet d’une éventuelle implication des forces gouvernementales algériennes dans le déchaînement de violence terroriste en Algérie, l’UE a «dit au gouvernement algérien que certains médias souscrivent à cette thèse, qu’elle fait partie de la perception» que le monde extérieur a de l’Algérie et que «même si nous n’avons aucune preuve de cette implication, il est important que l’Algérie agisse pour contrer cette perception». «C’est pourquoi nous les avons pressés de faire montre de davantage d’ouverture, d’accepter la venue de rapporteurs de l’ONU et de développer le pluralisme qui est essentiel à la lutte contre le terrorisme», a-t-il ajouté. Interrogé sur les accusations d’Alger envers certains pays européens, soupçonnés de fermer les yeux sur des activités de collecte de fonds sur leur territoire en faveur des organisations terroristes, M. Fatchett a affirmé que «le gouvernement algérien sait que tous les pays européens condamnent clairement le terrorisme, et agissent contre lui». La Grande-Bretagne, particulièrement visée par l’accusation, «a une grande expérience du terrorisme et le condamne d’autant plus fortement», a assuré M. Fatchett. On apprenait entre-temps que le bilan de l’attentat à la bombe mardi à Zéralda, près d’Alger, variait de quatre à sept morts, selon les chiffres de plusieurs journaux privés mercredi. Un bilan officiel de l’attentat avait fait état mardi de 3 morts et 30 blessés. En outre, à quelques kilomètres de Saïda (Ouest), sept personnes d’une même famille ont été tuées à l’arme blanche dans la nuit de dimanche à lundi. Le père a été décapité, et les enfants, souffrant de troubles mentaux, égorgés et mutilés. Près de Chleff, deux sexagénaires ont été égorgés par un groupe armé d’une trentaine d’hommes. Les deux victimes n’avaient pas pu fuir leur village attaqué. Près de Bouira (sud-est d’Alger), un commerçant a été tué. Le bilan des deux attentats à la bombe de mardi, à Alger et Zéralda (20 km à l’Ouest) — 4 morts et plus de 50 blessés, selon les autorités — pourrait encore s’alourdir. Plusieurs blessés ont été évacués dans un état très grave, certains les membres inférieurs arrachés. L’attentat d’Alger, dans un bus, a fait un mort et 23 blessés, chiffre confirmé par la plupart des journaux. A Zéralda, au moins sept personnes ont été tuées, dont deux enfants, selon Liberté, quand une bombe a explosé dans un marché bondé du centre.(AFP)
L’UE attend désormais d’Alger des «suggestions pratiques» quant à sa collaboration à la lutte contre le terrorisme, a déclaré mercredi le secrétaire d’Etat au Foreign Office Derek Fatchett, de retour d’une mission diplomatique en Algérie. La troïka de l’UE (Luxembourg, Grande-Bretagne, Autriche) a notamment rencontré mardi le ministre algérien des Affaires étrangères «auquel il a été demandé de formuler des suggestions très concrètes sur la façon dont l’UE pourrait apporter son aide», a dit M. Fatchett sur la BBC. «Nous avons dit aux autorités algériennes que nous voulions les aider et que c’était à elles de jouer maintenant», a-t-il ajouté, en réitérant la «très claire condamnation du terrorisme» formulée par les représentants de l’UE. Sur le sujet d’une éventuelle implication des...