Yvette Salomé, décoratrice florale, est le gourou local de la médecine thermique, se dit «exploratrice du monde invisible, passionnée de notre univers interne». Elle tente de gagner à sa cause, toute nouvelle chez nous, le plus grand nombre possible d’adeptes. Pour cela, elle a écrit un «manuel de savoir vivre sainement» qui s’adresse à ceux qui ressentent le besoin de connaître les pratiques d’une vie saine afin de constater jusqu’à quel point l’organisme humain, lorsqu’ on lui en offre la chance, peut exprimer la santé. Yvette Salomé a découvert la médecine thermique il y a une dizaine d’ années, au cours d’un voyage en Bolivie, sa terre natale. «C’est par l’intermédiaire d’une amie atteinte du cancer et qui suivait des traitements dans un centre de médecine naturelle que j’ai été introduite dans ce domaine», souligne-t-elle. «On m’a d’abord exposé les grandes lignes de cette thérapie. Il y a quelque chose qui a vibré en moi. J’ai senti que c’était quelque chose qui allait me mener à la connaissance, à la délivrance». Elle devient une étudiante assidue, assiste à des conférences, compulse des ouvrages et note tout sur papier. Initiée aux vertus de la médecine thermique, elle retourne au Liban et rédige un ouvrage en arabe «al-toubb al-harari» (la médecine thermique). «La médecine thermique, qui est plutôt un art de vivre, nous enseigne comment utiliser les éléments naturels: le soleil, l’air, la terre, l’eau et les fruits afin de fortifier et de vivifier la force vitale qui est le seul agent guérisseur et l’unique facteur qui dirige la régénération de l’organisme», dit-elle. «Sans médicaments, sans herbes médicinales, sans laser, sans autosuggestion, simplement en aidant le corps à équilibrer ses fonctions, cette médecine nous apprend comment nettoyer les intestins, enlever la fièvre interne qui est la cause de tous les dérèglements et élaborer du sang pur par une alimentation saine, naturelle et crue. Une alimentation qui n’est pas uniquement composée d’éléments solides, mais aussi de liquides et primordialement d’oxygène et d’éther (pensée)». Le rêve d’Yvette Salomé est d’ouvrir un sanatorium au Liban. «Les gens s’y rendraient pour faire des bains de vapeur suivis d’ ablutions à l’eau froide, des bains de boue, de soleil... Bref toutes sortes de thérapies relatives à la médecine thermique». Elle estime que les Libanais n’auront pas de mal à accepter et suivre cette médecine douce. «Les gens se rendent compte de plus en plus qu’ ils sont en train de mener une vie fatigante, qu’ ils mangent trop de produits toxiques». Mais il faudrait pour cela que notre vision du monde change. Notre pauvre organisme est accablé par un surplus de travail et d’efforts digestifs, mécaniques, sécrétoires, nerveux. Il n’arrive pas à consacrer aux émonctoires naturels, l’énergie nécessaire aux purifications, éliminations, filtrages». Les organes, débordés de travail, «baissent les bras» et l’univers interne devient inondé de déchets toxiques, de résidus qui, n’ayant pu être éliminés convenablement par les voies courantes naturelles, tendent à s’accumuler dans différentes parties de l’ organisme. Maladies «La médecine traditionnelle étudie l’art de traquer et tuer les microbes. Elle œuvre contre la mort et contre la maladie. La médecine thermique cherche à lutter pour la vie et pour la santé en renforçant la force vitale». La maladie se manifeste de multiples manières mais elle n’est que l’expression d’une seule et unique cause, selon elle. «90% des maladies physiques et psychiques, ajoute Yvette Salomé, sont dues directement ou indirectement aux produits toxiques et aux substances étrangères provenant des fermentations et putréfactions gastro-intestinales causées par une alimentation et un mode de vie erroné et irrationnel. La digestion est un phénomène d’assimilation et d’élimination. Ce pauvre corps humain, envahi par tant de corps étrangers, que va-t-il faire pour se débarrasser de toute la scorie qui le démange intérieurement? «Sans aucun doute, et avec toute l’intelligence dont il a été doté, il va tenter de se purifier par la voie naturelle et première: les intestins» Et à son avis, si on bloque le processus naturel par une intervention médicamenteuse, on risque tout simplement de laisser l’intoxication, l’empoisonnement, se développer. Et de provoquer des rhumes, des catarrhes, des hypersécrétions, des toux, des fièvres,des allergies... Et ainsi de suite, si de nouveau on intervient contre ces symptômes. «Donc les maladies aiguës, estompées durant leur sortie, vont se transformer en maladies chroniques ou incurables. A la longue, ces accumulations vont troubler le fonctionnement des cellules». «Cherchons donc la nature, entrons en communion directe avec elle. Obéissons à ses lois qui sont absolues et surtout apprenons à supporter et interpréter la douleur qui est le langage du corps et son moyen d’expression, indiquant une agression interne et un appel au secours». affirme Yvette Salomé... Certains penseront qu’il s’agit là d’une nouvelle forme de fumisterie. A leurs yeux, tout cela semble trop simple. Ils n’arrivent pas à comprendre comment les aliments, le repos, l’équilibre émotionnel pour ne mentionner que quelques-uns des facteurs naturels de santé, peuvent conduire à une vie physique radieuse, exempte de maladie. D’autres soutiendront au contraire que la médecine thermique est source de bienfaits. Pour eux, «les choses simples sont souvent les meilleures». A leur avis, la naturopathie est phare pour ceux qui désirent se prendre en main. On peut faire son choix. Mais l’essentiel c’est d’être informé et de ne pas se fermer aux nouvelles idées. Maya GHANDOUR
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Yvette Salomé, décoratrice florale, est le gourou local de la médecine thermique, se dit «exploratrice du monde invisible, passionnée de notre univers interne». Elle tente de gagner à sa cause, toute nouvelle chez nous, le plus grand nombre possible d’adeptes. Pour cela, elle a écrit un «manuel de savoir vivre sainement» qui s’adresse à ceux qui ressentent le besoin de connaître les pratiques d’une vie saine afin de constater jusqu’à quel point l’organisme humain, lorsqu’ on lui en offre la chance, peut exprimer la santé. Yvette Salomé a découvert la médecine thermique il y a une dizaine d’ années, au cours d’un voyage en Bolivie, sa terre natale. «C’est par l’intermédiaire d’une amie atteinte du cancer et qui suivait des traitements dans un centre de médecine naturelle que j’ai été...