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Actualités - Chronologie

Tour du monde en ballon : Fossett envisage de jeter l'éponge (photo)

Au lendemain d’un troisième échec qui l’a contraint à se poser en Russie, l’aéronaute américain Steve Fossett a annoncé hier qu’il n’excluait pas de renoncer à être le premier homme à réaliser le tour du monde en ballon sans escale. Le multimillionnaire américain n’avait pourtant pas l’air abattu. Après avoir profité d’une «bonne nuit» dans un hôtel de Krasnodar, à 120 km au sud du champ dans lequel son ballon «Solo Spirit» s’est affaissé lundi, il avait le sourire. Et n’était pas peu fier du manteau de cosaque offert par des fermiers de la région, proche de la mer Noire. Mais ce financier expérimenté de 53 ans — qui s’est présenté hier à une conférence de presse en chemise blanche impeccable et cravate digne de Wall Street sous sa veste polaire — n’en a pas moins tiré les leçons de son échec, survenu cinq jours après son décollage d’un terrain de football de Saint-Louis sur le Mississippi. «Cela fait quatre ans que j’utilise cet équipement, et il marche maintenant aussi bien qu’on peut espérer raisonnablement. Et pourtant je ne suis toujours pas parvenu à faire le tour du monde. Il se peut que je doive envisager soit de passer à une cabine pressurisée, soit de me retirer de la compétition», a-t-il déclaré. Jusqu’ici, cet assoiffé d’exploits sportifs en solitaire s’était fait fort, contrairement à ses concurrents comme le Britannique Richard Branson, de voler dans une étroite nacelle de 2 m sur 1,5 m, non pressurisée et dénuée de tout confort. D’autres aventures Mais une fois encore, outre de multiples problèmes techniques et passée l’euphorie des deux premiers jours, il a énormément souffert du froid. Son système de chauffage, qui rend la température de la nacelle supportable, aux environs de 7 degrés Celsius, a flanché alors qu’il traversait une zone froide de l’Europe de l’Est. Alors, plutôt que de se lancer précipitamment dans une nouvelle tentative — pour profiter d’un mois de janvier où les vents sont particulièrement favorables à ce genre d’expédition — il a décidé de prendre du recul. «Je vais attendre un peu, voir comment se passent les tentatives des autres. Si l’un d’eux réussissait, moi, personnellement, ça ne m’intéresserait pas d’être celui qui fait le deuxième vol. Je passerais à d’autres aventures». L’argent qu’il a déjà mis dans Solo Spirit — soit 350.000 dollars — serait perdu mais peu importe. Ce qui compte, répète-t-il, c’est «l’aventure». «Pas forcément à une aussi grande échelle, mais c’est très important de faire des choses intéressantes». D’ailleurs, Steve Fossett, qui va repartir aujourd’hui pour sa maison du Colorado via Moscou, a déjà prévu la suite. Il est en train, a-t-il indiqué, de se faire construire un voilier afin de tenter, en l’an 2000 peut-être, d’établir un nouveau record de vitesse de tour du monde à la voile. Mais l’an 2000 est encore loin. Et aucun des concurrents de Fossett n’est à l’abri d’ennuis météo ou de problèmes techniques. Les Américains Dick Rutan et David Melton, qui devaient décoller mardi d’Albuquerque (Nouveau-Mexique, sud des Etats-Unis) ont dû reporter leur tentative en raison du mauvais temps. Et le dynamique patron de Virgin Richard Branson, même s’il veut à nouveau tenter sa chance avant la fin du mois, n’en menait pas large le mois dernier lorsque son ballon a rompu inopinément ses amarres, faisant avorter sa deuxième tentative. On comprend que Fossett ne veuille prendre de décision définitive qu’«à la fin de l’hiver». D’ici là, Solo Spirit aura été réparé en Angleterre et le goût des voyages en ballon pourrait lui revenir. (AFP)
Au lendemain d’un troisième échec qui l’a contraint à se poser en Russie, l’aéronaute américain Steve Fossett a annoncé hier qu’il n’excluait pas de renoncer à être le premier homme à réaliser le tour du monde en ballon sans escale. Le multimillionnaire américain n’avait pourtant pas l’air abattu. Après avoir profité d’une «bonne nuit» dans un hôtel de Krasnodar, à 120 km au sud du champ dans lequel son ballon «Solo Spirit» s’est affaissé lundi, il avait le sourire. Et n’était pas peu fier du manteau de cosaque offert par des fermiers de la région, proche de la mer Noire. Mais ce financier expérimenté de 53 ans — qui s’est présenté hier à une conférence de presse en chemise blanche impeccable et cravate digne de Wall Street sous sa veste polaire — n’en a pas moins tiré les leçons...