Campagne égypto-algérienne contre l'activisme islamiste à l'étranger
le 06 janvier 1998 à 00h00
L’Egypte et l’Algérie ont demandé une «démarche collective» et un «dialogue sérieux» avec les pays étrangers accordant l’asile aux «dirigeants du terrorisme» islamiste arabe, afin d’arrêter l’activisme de ces groupes contre leurs pays d’origine. Cette demande a été formulée par le ministre égyptien de l’Intérieur, le général Habib el-Adili, relayé par son homologue algérien Mustapha Ben Mansour dans leurs discours respectifs devant le Conseil des ministres arabes de l’Intérieur réuni à Tunis. «Nous espérons une démarche arabe collective auprès des pays abritant les commandements terroristes pour les inciter à collaborer sérieusement et efficacement pour l’extradition de ces éléments rebelles», a déclaré M. el-Adili dans son intervention distribuée à la presse. Il a insisté sur l’importance d’une prise de position arabe «ferme et décisive loin des surenchères et polémiques pour fermer définitivement les issues devant les forces du mal et du terrorisme». «Que peuvent nos forces de police et nos systèmes de sécurité face à des groupes qui complotent de loin et jouissent d’abris sûrs et de protection évidente dans des pays leur accordant l’asile et la liberté?», s’est interrogé le ministre. Pour le ministre égyptien «quels que soient les efforts engagés par les Arabes pour combattre le terrorisme, ils resteraient vains, si ce phénomène devait continuer à s’infiltrer chez eux de l’extérieur». Le Caire a sévèrement critiqué l’asile accordé par des pays occidentaux, en particulier la Grande-Bretagne, aux opposants islamistes réfugiés chez eux, après l’attentat ayant fait 62 tués dont 58 touristes le 17 novembre à Louxor, en Haute-Egypte. Exprimant les mêmes préoccupations, le ministre algérien de l’Intérieur a demandé «l’ouverture d’un dialogue sérieux et permanent avec les pays abritant les terroristes pour les inciter à s’abstenir de toute sorte d’appui» aux groupes islamistes. «Le terrorisme n’aurait pas de place dans le monde arabe sans la compromission de certains pays, qui ne veulent pas voir la sécurité régner dans notre région», a affirmé M. Ben Mansour sans pour autant citer les pays incriminés. M. Ben Mansour a réitéré l’appel formulé par cinq pays arabes du Golfe, lors de leur sommet le 22 décembre à Koweït, demandant aux pays d’asile «d’interdire aux groupes et éléments terroristes l’utilisation de leurs territoires et de leurs lois pour collecter des fonds et des armes à des fins de déstabilisation» dans le monde arabe. L’Algérie est confronté depuis 1992 à des vagues de violence attribuée à des groupes islamistes armés. Ces attentats et les affrontements entre ces groupes et les forces de sécurité auraient fait plus de 60.000 morts, selon des estimations occidentales. (AFP)
L’Egypte et l’Algérie ont demandé une «démarche collective» et un «dialogue sérieux» avec les pays étrangers accordant l’asile aux «dirigeants du terrorisme» islamiste arabe, afin d’arrêter l’activisme de ces groupes contre leurs pays d’origine. Cette demande a été formulée par le ministre égyptien de l’Intérieur, le général Habib el-Adili, relayé par son homologue algérien Mustapha Ben Mansour dans leurs discours respectifs devant le Conseil des ministres arabes de l’Intérieur réuni à Tunis. «Nous espérons une démarche arabe collective auprès des pays abritant les commandements terroristes pour les inciter à collaborer sérieusement et efficacement pour l’extradition de ces éléments rebelles», a déclaré M. el-Adili dans son intervention distribuée à la presse. Il a insisté sur...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.