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Actualités - Reportage

Inès Saouma : le Yoga au bénéfice des enfants défavorisés (photo)

«Le yoga», rappelle Inès Edouard Saouma, l’épouse de l’ancien président de la FAO, «est une recherche d’harmonie avec soi-même, avec son environnement et avec la nature». Dans cet esprit, ce professeur de yoga reverse l’intégralité des revenus de ses cours à «La voix de la femme libanaise» qui prend en charge la scolarisation d’enfants de famille en difficulté. Inès Saouma est une dame brune d’origine colombienne, sereine et rieuse, qui s’exprime posément, calmement, assise en tailleur sur le canapé de son salon. En musique de fond, un air de méditation zen. Disséminés un peu partout dans la pièce des bibelots et statuettes indiennes rapportées de New Delhi, où elle a vécu deux ans et découvert le yoga. Elle ne s’y est mise cependant qu’à Rome en 1985. «En Inde, je me suis intéressée à la philosophie brahmanique, j’ai lu de nombreux ouvrages. J’ai appris l’histoire de cette discipline spirituelle qui remonte à la nuit des temps», dit-elle. «Le yoga est en réalité le fruit de l’observation de la nature et des animaux. A l’origine, c’était non seulement une méthode de relaxation mais aussi une médecine pratiquée par les ascètes. Aujourd’hui, avec les changements de mode de vie, les perturbations de l’environnement, le yoga ne suffit plus comme thérapie unique. C’est pourquoi, partout dans le monde, on essaye d’adapter cette discipline aux besoins des temps présents. En Italie par exemple, des cours de yoga sont introduits dans les préparations à la maternité, ou pour lutter contre l’agressivité des jeunes». «Le yoga est une philosophie, un style de vie», explique encore Inès Saouma. «Dans un cours, on commence par une petite intériorisation, une détente pour calmer l’esprit. Ensuite, on fait des assouplissements pour arriver aux positions. Le but ultime est d’atteindre l’état statique pour méditer. On entre ainsi en profondeur dans l’organisme et ce faisant, on oxygène les millions de cellules du corps tout en calmant le mental. A travers ce voyage à l’intérieur de soi-même, le yogi découvre son véritable être profond qui est occulté par son ego. Le yoga, poursuit Mme Saouma, est un élargissement de la conscience. Il dévoile le «je» spirituel qui est en chaque personne qu’elle soit croyante ou athée. A ce stade le yogi acquiert un regard nouveau sur lui-même et sur le monde. Il se libère alors de tous les sentiments négatifs (jalousie, haine, rancune...) qui le tenaient jusqu’alors en esclavage». Il s’agit donc de ne pas confondre cette discipline avec le sport. «C’est une gymnastique anti-sport par excellence», affirme Mme Saouma. «D’autant que la non-violence envers soi comme avec les autres et le respect des limites propres à chaque personne en sont les règles d’or. Des préceptes à l’opposé des règles du sport qui valorisent le culte de l’effort et du dépassement de soi». Après cinq ans de pratique assidue, Inès Saouma encouragée par ses maîtres, décide de prendre des cours pour devenir professeur. «J’ai pensé qu’ainsi, une fois au Liban, je pourrais par l’enseignement du yoga apporter quelque chose à mes concitoyens», dit-elle. Rentrée à Beyrouth, il y a trois ans, Inès Saouma, a ouvert une école de yoga au Raquet Club (Hazmieh), où elle donne un cours de deux heures le lundi de 16h. à 18h. et un autre «pour les personnes qui ont les horaires de bureau» le jeudi de 18h30 à 20h30. Mais elle ne compte pas s’arrêter là et étudie le projet de création de cours de yoga à l’intention des femmes enceintes, des jeunes délinquants, ou des personnes âgées ainsi que la création d’une classe de formation de professeurs de yoga. En attendant, elle a déjà à son programme la venue en mai prochain, d’une sommité en la matière, le professeur Antonio Nuzzo, — Italien de mère libanaise — pour trois jours de séminaire au Raquet Club. Avis aux intéressés... Zéna ZALZAL
«Le yoga», rappelle Inès Edouard Saouma, l’épouse de l’ancien président de la FAO, «est une recherche d’harmonie avec soi-même, avec son environnement et avec la nature». Dans cet esprit, ce professeur de yoga reverse l’intégralité des revenus de ses cours à «La voix de la femme libanaise» qui prend en charge la scolarisation d’enfants de famille en difficulté. Inès Saouma est une dame brune d’origine colombienne, sereine et rieuse, qui s’exprime posément, calmement, assise en tailleur sur le canapé de son salon. En musique de fond, un air de méditation zen. Disséminés un peu partout dans la pièce des bibelots et statuettes indiennes rapportées de New Delhi, où elle a vécu deux ans et découvert le yoga. Elle ne s’y est mise cependant qu’à Rome en 1985. «En Inde, je me suis intéressée à la...