Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

L'économie francaise sur la voie du redressement

L’économie française est sur la voie du redressement, comme en témoignent la légère baisse du chômage de novembre et le sentiment favorable des patrons sur la production industrielle dans les prochains mois. C’est dans ce contexte positif pour l’économie et la croissance que se multiplient, sous l’impulsion de la CGT, les occupations de bureaux des Assedic par des chômeurs de longue durée qui réclament une prime de fin d’année et un relèvement des minima sociaux. Le ministère du Travail a annoncé mardi une baisse de 0,3%, à 3.114.600, du nombre des demandeurs d’emplois en novembre. Il s’agit de la troisième baisse mensuelle consécutive qui permet de ramener le taux de chômage à 12,4%, son plus bas niveau depuis septembre 1996. Mais l’amélioration de novembre profite surtout aux demandeurs de moins de 25 ans, dont le nombre diminue de près de 9% en un an. Le nombre de chômeurs de longue durée, c’est-à-dire inscrits depuis plus d’un an à l’ANPE, s’accroît de 1,2%, ce qui porte à 36,8% leur part dans l’ensemble des chômeurs. Le syndicat FO note que, malgré les variations conjoncturelles, «le chômage de longue durée augmente» et que «de plus en plus de personnes sont contraintes de vivre sous le seuil de pauvreté», avec 35% de chômeurs qui gagnent moins de 3.000 francs par mois. Les économistes saluent l’amélioration de novembre, mais recommandent de rester prudent sur l’évolution du chômage dans les mois à venir. Une prudence qui explique qu’aucun commentaire gouvernemental n’ait accompagné le bon chiffre publié mardi. Le premier ministre Lionel Jospin a déjà déclaré qu’il ne fallait pas s’attendre à une vraie baisse du chômage avant la fin de 1998. «Il y a eu une petite baisse, ce qui est agréable mais il ne faut pas se leurrer et tabler sur une baisse durable ou significative», souligne Hervé Goulletquer, chef économiste au Crédit Lyonnais. Malgré la crise asiatique «Les chiffres publiés aujourd’hui sont favorables. Ils pourraient s’expliquer par les premiers effets de la politique gouvernementale de création d’emplois-jeunes dans les services publics», explique Pol-Louis Martin, économiste à la BNP. La BNP note également que l’enquête dans l’industrie en décembre, rendue publique mardi par l’Insee, montre que l’économie française est sur la bonne voie. «Cette enquête laisse penser que la production manufacturière continue de progresser à un rythme similaire à celui observé en octobre, soit à un taux de 9% par an», estime la banque. Cette poursuite du redressement intervient dans un contexte asiatique qui semble devoir être plus favorable qu’il y a quelques semaines. La volonté des grandes banques commerciales du G7 de venir au secours de la Corée du Sud pour consolider le plan de sauvetage de 350 milliards de francs mis en place par la communauté internationale et le FMI, a été bien accueillie par la Bourse de Tokyo qui a gagné 3,27%. Même si la trêve des confiseurs risque d’être encore agitée par les soubresauts de tel ou tel dragon asiatique, les économistes estiment généralement que l’Europe devrait être épargnée. «La croissance mondiale va être pénalisée par le choc brutal et violent qui s’est produit en Asie. Mais dans le scénario que nous privilégions, la baisse relative d’activité est, notamment en Europe, compensée par le maintien de taux d’intérêt bas tant sur le court terme que sur le marché obligataire», dit Philippe Waechter, directeur des études économiques à la BRED Banque Populaire. Il ajoute que la baisse des taux «devrait permettre un léger rebond de la demande intérieure en Europe qui compensera la moindre contribution du commerce extérieur». Ce contexte de taux d’intérêt bas et la prévision d’une croissance d’au moins 15% des bénéfices des entreprises françaises en 1998 expliquent en grande partie la très bonne tenue de la Bourse de Paris qui a gagné plus de 27% depuis le début de l’année. (Reuters)
L’économie française est sur la voie du redressement, comme en témoignent la légère baisse du chômage de novembre et le sentiment favorable des patrons sur la production industrielle dans les prochains mois. C’est dans ce contexte positif pour l’économie et la croissance que se multiplient, sous l’impulsion de la CGT, les occupations de bureaux des Assedic par des chômeurs de longue durée qui réclament une prime de fin d’année et un relèvement des minima sociaux. Le ministère du Travail a annoncé mardi une baisse de 0,3%, à 3.114.600, du nombre des demandeurs d’emplois en novembre. Il s’agit de la troisième baisse mensuelle consécutive qui permet de ramener le taux de chômage à 12,4%, son plus bas niveau depuis septembre 1996. Mais l’amélioration de novembre profite surtout aux demandeurs de moins de...