Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Nigéria : interdiction aux ministres de quitter la capitale sans autorisation

Les ministres du gouvernement nigérian ne peuvent plus quitter la capitale sans une autorisations du chef de l’Etat, selon un communiqué diffusé dimanche après l’annonce par les autorités militaires d’un complot visant à renverser le général Sani Abacha.
Ce communiqué officiel publié à Abuja ne précise pas explicitement les raisons de ces mesures qui sont vraisemblablement liées, selon les observateurs, à l’enquête en cours sur le complot dénoncé par le régime militaire.
Le numéro deux du régime, Oladipo Diya, un général d’infanterie de 53 ans, a été arrêté en même temps que dix autres officiers et un civil en liaison avec ce complot.
Le ministre de l’Information, le chef I.K. Mokelu, a demandé mercredi aux Nigérians de ne pas tirer de conclusions hâtives à propos du complot tandis que les autorités militaires mettaient en garde contre la diffusion de rumeurs ou d’informations invérifiables au sujet de cet événement.
Les autorités militaires ont assuré qu’elles n’essayaient pas de «compromettre» qui que ce soit dans le complot et que des enquêtes approfondies seraient menées eu égard aux personnes suspectées.
Des bandes magnétiques et vidéo recueillies au cours de la première phase de l’enquête ont été présentées mercredi aux représentants de monarques traditionnels.
Le porte-parole de ces monarques, Oba Adejugbe Adeyemo, lui-même roi d’Ado Ekiti dans le sud-ouest de l’Etat d’Ondo, a déclaré aux journalistes à l’issue d’une rencontre avec le général Abacha qu’il avait, ainsi que les autres monarques ou représentants de monarques qui l’accompagnaient, reçu des explications complètes au sujet de cet incident «malheureux».
Sur la base de ce qu’ils ont vu et entendu sur les bandes magnétiques, les monarques, a-t-il ajouté, condamnent cet «acte ignoble».
La rencontre entre le général Abacha et les monarques venus de diverses provinces du pays a duré environ quatre heures et demie.
Le chef de l’Etat a également, mercredi en fin de soirée, rencontré dans le même but les administrateurs militaires des 36 Etats de la Fédération du Nigeria.
Le porte-parole du président, David Attah, a affirmé aux journalistes qu’il était «tout à fait troublant» qu’il ait encore des gens pour douter de l’existence d’un complot.
Douze des personnes dont on a annoncé officiellement l’arrestation, en particulier le général Diya, sont d’ethnie yoruba (sud-ouest) et des analystes n’ont pas hésité à parler de «complot yoruba».
D’autres analystes doutent de la réalité de ce complot, les personnes arrêtées n’occupant aucune responsabilité au sein des commandements de troupes ou dans des installations stratégiques, et ne pouvant donc fomenter un coup d’Etat.
Enfin le porte-parole du quartier général de la Défense, le colonel Godwin Ugho, a lancé un appel à la patience demandant qu’on évite de tirer des conclusions hâtives des événements et a conclu qu’en dépit de ce complot, l’armée nigériane avait gardé toute sa «cohésion». (AFP)
Les ministres du gouvernement nigérian ne peuvent plus quitter la capitale sans une autorisations du chef de l’Etat, selon un communiqué diffusé dimanche après l’annonce par les autorités militaires d’un complot visant à renverser le général Sani Abacha.Ce communiqué officiel publié à Abuja ne précise pas explicitement les raisons de ces mesures qui sont vraisemblablement liées, selon les observateurs, à l’enquête en cours sur le complot dénoncé par le régime militaire.Le numéro deux du régime, Oladipo Diya, un général d’infanterie de 53 ans, a été arrêté en même temps que dix autres officiers et un civil en liaison avec ce complot.Le ministre de l’Information, le chef I.K. Mokelu, a demandé mercredi aux Nigérians de ne pas tirer de conclusions hâtives à propos du complot tandis que les...