Le pape, qui semblait en relative bonne forme bien qu’ayant parfois des difficultés à lire son message, a annoncé qu’il se rendrait le 3 janvier à Assise, la ville de Saint-François en Ombrie, au centre de l’Italie, dont la célèbre basilique a été gravement endommagée par un tremblement de terre le 26 septembre dernier.
Il a adressé en particulier ses souhaits «aux populations d’Ombrie et des Marches, touchées récemment par un tremblement de terre et qui souffrent encore».
Jean-Paul II n’avait pas célébré la traditionnelle messe de Noël jeudi matin pour économiser ses forces mais avait en revanche célébré celle de minuit, jusqu’à jeudi 1h40 locale (0h40 GMT), en s’exprimant en faveur de «la défense de la vie et pour la sauvegarde de la création».
Aujourd’hui, pour Noël, «le cri des peuples qui aspirent à la liberté est encore plus intense» et «la voix de ceux qui tentent de promouvoir la compréhension entre les hommes se fait plus forte» tandis que «les souffrances des réfugiés» apparaissent plus dramatiques, «et le silence des nouveaux pauvres plus angoissé et chargé de tensions», a dit le pape, jeudi à la mi-journée.
Devant des milliers de fidèles remplissant la place Saint-Pierre, le pape a évoqué, sans les citer explicitement, la violence ethnique en Afrique et l’exode des Kurdes et des Albanais, puis a détaillé les nouveaux drames du monde contemporain.
Il a décrit la situation de «la multitude toujours croissante des nouveaux pauvres, hommes et femmes sans travail et sans domicile, enfants et adolescents offensés et profanés, jeunes enrôlés dans les guerres des adultes et victimes de la drogue».
Il a appelé «toute cette humanité égarée qui est en chemin vers le troisième millénaire» à partager «la joie de Noël» et à reconnaître «Dieu comme son sauveur». (AFP)


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