«Nous avons des preuves, ou des raisons de penser, qu’il y a ou qu’il y a eu des matériels prohibés dans des lieux qui seraient classés dans la catégorie des sites présidentiels», a dit M. Butler lors d’une conférence de presse.
Le vice-premier ministre irakien Tarek Aziz a réaffirmé vendredi que les inspecteurs de la Commission spéciale sur le désarmement de l’ONU (UNSCOM) n’auraient jamais accès aux palais présidentiels pour des raisons de souveraineté nationale.
«Ce n’est pas acceptable pour la commission», a souligné M. Butler.
Le Conseil de Sécurité étudiait vendredi un projet de déclaration préparé par les Etats-Unis qui «condamne» l’Irak pour son refus d’ouvrir tous ses sites aux inspections.
«Avons-nous des raisons de nous rendre dans ces palais? Oui», a dit le chef de l’UNSCOM. «Parce que nous avons des renseignements qui suggèrent que nous pourrions trouver des matériaux interdits dans certains de ces lieux», a souligné M. Butler.
Le diplomate australien a rappelé que ses équipes avaient plusieurs fois été bloquées à l’entrée de ces sites et a rejeté l’idée selon laquelle il s’agirait d’un principe de souveraineté.
«Cela ne fait rien pour contredire les renseignements qui nous ont été donnés, selon lesquels il pourrait y avoir des matériaux prohibés dans ces lieux. Autrement, pour quelle autre raison serions-nous bloqués?», a affirmé M. Butler.
Il a cependant affirmé, comme il l’avait fait dans son rapport, n’avoir aucune preuve selon laquelle les Irakiens auraient déménagé des armements ou des documents dans ces palais présidentiels au cours des trois semaines durant lesquelles il n’y a eu aucune inspection.


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