Les Australiens affronteront le Brésil en finale dimanche (21h00 locales). Le match pour la 3e place opposera la République tchèque à l’Uruguay, à 17h50 (heures locales) dimanche également.
Un Brésil implacable
Sans être impressionnant mais en haussant le rythme quant il le fallait, le Brésil s’est logiquement qualifié pour la finale dimanche de la Coupe des Confédérations de football en battant implacablement en demi-finale la République tchèque (2-0).
Un entrejeu fourni, un marquage individuel très strict sur Ronaldo (Rada) et Romario (Lasota), le sélectionneur tchèque Dusan Uhrin annonçait ses intentions: tenir derrière et profiter des failles défensives brésiliennes.
En début de rencontre, les «tetracampeo» tâtaient le terrain. Dunga distribuait à gauche, à droite, au centre, sans danger pour Srnicek. Et presque logiquement, les vice-champions d’Europe se procuraient la meilleure occasion de cette entame par l’intermédiaire de Kuka, un peu juste cependant pour reprendre un centre de Lasota (6).
Les Brésiliens, progressivement, allaient hausser le rythme. Cela commençait par une première tentative de Romario (11), puis de Ronaldo (29), puis sur un une-deux Ronaldo-Leonardo (31), et encore sur une nouvelle passe à deux, Romario-Ronaldo (45). Les Tchèques, à défaut d’avoir la maîtrise, souffraient mais tenaient en espérant trouver cette fameuse faille en seconde période.
Dès la reprise, les quadruples, champions du monde, eux, la trouvaient (la faille). A force de plier, les hommes de Dusan Uhrin allaient rompre. Juninho donnait plein axe à Romario (54) pour son quatrième but de la compétition. Sur la ligne des dix-huit mètres, il tirait en force du droit et battait Srnicek.
Le plus dur était fait. Les Brésiliens trouvaient enfin les espaces tant désirés et sur la fin, Denilson, après un débordement de funanbule, trouvait sur son centre Ronaldo qui marquait son premier but du tournoi (83).
Kewell est en or
Malgré une domination plus prononcée, l’Uruguay a été crucifié par un but en or marqué par Kewell (92), qui a permis contre toute attente à l’Australie de réaliser la performance de se qualifier pour la finale de la Coupe des Confédérations dimanche.
Victor Pua, le sélectionneur sud-américain, devait avoir quelques craintes pour mettre en place un 5-3-2 face à des Australiens qui n’avaient rien d’impressionnant malgré un fond physique assez important.
Résultat: les joueurs de la «Celeste» attendaient sagement derrière pour laisser en pointe un trio de choc formé de Recoba, Zalayeta et Olivera.
Maîtres de l’entrejeu, les «Socceroos» pouvaient se mettre en place. Cependant leur qualité technique était telle que cette domination territoriale ne pouvait être matérialisée. Bien au contraire.
Les Uruguayens trouvaient les ouvertures, sur un tir de Zalayeta (14), ou encore de Olivera (18) à la suite d’un très pur un-deux avec Zalayeta, avec pour finir une occasion nette de Recoba qui effectuait cependant le mauvais choix alors que le but lui était grand ouvert (23).
Les Australiens, sous l’impulsion d’Aurelio Vidmar, peinaient pour contourner la défense sud-américaine hermétique et étaient, en outre, secoués par les accélérations sur les phases offensives du trio uruguayen.
A la reprise, les joueurs de Pua évoluaient avec un peu plus d’allant. L’objectif était de marquer afin d’éviter une éventuelle et fastidieuse prolongation.
Bien regroupés autour de Tobin, les Australiens pliaient mais ne rompaient pas malgré un tir de Recoba (47), une reprise de volée d’Olivera (72) et une nouvelle action dangereuse menée par Zalayeta.
Les «Socceroos» étaient en passe d’atteindre leur but: jouer la prolongation qui allait s’annoncer divine. L’attaquant de Leeds, Harry Kewell, d’un superbe tir, battait Flores pourtant sur la trajectoire (92). Le réalisme avait payé. (AFP)


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