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Actualités - Chronologie

Le président sud-africain s'apprête à quitter l'ANC Mandela entame sa retraite politique

Nelson Mandela, l’un des chefs d’Etat les plus admirés au monde, va franchir la semaine prochaine la première étape de sa retraite politique en quittant la présidence du mouvement politique qui a mené la lutte contre l’apartheid et qui dirige la «nouvelle» Afrique du Sud depuis 1994.
Le président sud-africain prononcera son dernier discours de président du Congrès national africain (ANC) mardi, marquant ainsi le début de la fin d’une carrière politique couvrant soixante ans d’histoire.
A 79 ans, Nelson Mandela prendra une dernière fois la parole devant les 3.000 délégués de l’ANC, à l’ouverture du Congrès du mouvement qui se tient à Mafikeng, une ville du nord-ouest du pays.

«Madiba»

Après cela, l’homme d’Etat, appelé affectueusement «Madiba» — son nom de clan — par ses concitoyens, quittera la présidence du mouvement, pour laisser la place à Thabo Mbeki, 55 ans, seul candidat à sa succession.
Thabo Mbeki, préparé depuis plusieurs années déjà à cette succession par Nelson Mandela lui-même, devrait être élu mercredi prochain président de l’ANC, l’annonce officielle devant intervenir jeudi.
Ce sera la première fois depuis des dizaines d’années que Mandela perdra des responsabilités politiques.
Le jeune avocat commença sa carrière militante dans les années quarante, en participant à la construction du mouvement de jeunesse de l’ANC dont il devint président. La Ligue des jeunes fut pour lui un tremplin politique et il devint vice-président de l’ANC à la fin des années 50.
Quand intervint en 1960 le massacre de Sharpeville, au sud de Johannesburg, au cours duquel 69 manifestants noirs moururent sous les balles et que le gouvernement d’apartheid interdit l’ANC et d’autres mouvements de libération, Nelson Mandela convainquit les dirigeants du mouvement de la nécessité de le radicaliser.

27 ans en prison

Il prit une part décisive dans la création du mouvement de lutte armée de l’ANC, Umkhonte we Sizwe, en 1960. C’est cette décision qui lui vaudra en grande partie ses 27 ans de prison dans les geôles de l’apartheid.
Quand le président Frederik de Klerk décida la levée de l’interdiction de l’ANC et la libération de Nelson Mandela en 1990, commença alors une nouvelle phase de l’histoire du mouvement.
L’ANC de Mandela s’engagea dans des négociations constitutionnelles multipartites avec le gouvernement de De Klerk en mai 1990. Le mouvement qui devait mener aux élections multiraciales de 1994 venait de s’enclencher.
En 1991, l’ANC tint son premier Congrès en territoire sud-africain depuis son interdiction. Mandela fut élu président du mouvement, remplaçant Oliver Tambo, malade, qui avait dirigé l’organisation en exil pendant les années 70 et 80.

La victoire de 1994

Sous la direction de Nelson Mandela, l’ANC opéra sa mutation: de mouvement de libération, il devint un vrai parti politique, puis, après la victoire écrasante de 1994, un parti de gouvernement.
Une fois au pouvoir, Mandela fit évoluer la politique de l’ANC. Il opéra une transition entre une rhétorique socialisante qui avait été dominante au cours de combats antigouvernementaux, à un réalisme laissant toutes ses chances au capitalisme.
Aujourd’hui, «Madiba» considère qu’il est temps de laisser les rênes du pays à un homme plus jeune. Il souhaite profiter de ses quatre enfants et vingt et quelques petits-enfants, dont beaucoup vivent dans sa maison d’un quartier résidentiel de Johannesburg.
«J’ai atteint un moment de ma vie où les choses approchent de leur fin», a-t-il confié aux journalistes cette année.
Mais, a-t-il aussi ajouté récemment, il continuera de travailler pour le mouvement après en avoir quitté la présidence. Il ira tous les lundis, comme auparavant, au siège de l’ANC, au centre de Johannesburg. «Je ferai toute tâche qu’on voudra bien me demander».
Même s’il ne dirige plus l’ANC, Mandela en restera le symbole pour les années à venir. (AFP)
Nelson Mandela, l’un des chefs d’Etat les plus admirés au monde, va franchir la semaine prochaine la première étape de sa retraite politique en quittant la présidence du mouvement politique qui a mené la lutte contre l’apartheid et qui dirige la «nouvelle» Afrique du Sud depuis 1994.Le président sud-africain prononcera son dernier discours de président du Congrès national africain (ANC) mardi, marquant ainsi le début de la fin d’une carrière politique couvrant soixante ans d’histoire.A 79 ans, Nelson Mandela prendra une dernière fois la parole devant les 3.000 délégués de l’ANC, à l’ouverture du Congrès du mouvement qui se tient à Mafikeng, une ville du nord-ouest du pays.«Madiba»Après cela, l’homme d’Etat, appelé affectueusement «Madiba» — son nom de clan — par ses concitoyens, quittera la...