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Actualités - Chronologie

L'infection respiratoire d'Eltsine ne trompe personne (photo)

Un bulletin de santé rassurant et une apparition fugitive de Boris Eltsine jeudi à la télévision n’ont pas levé les doutes sur l’état de santé réel du chef de l’Etat russe, hospitalisé mercredi pour une «infection respiratoire aiguë».
La Bourse de Moscou est restée orientée à la baisse pour la deuxième journée consécutive. L’indice RTS, l’un des deux indices significatifs à Moscou, cédait 8,1% en fin d’après-midi.
L’hospitalisation du président, encore considéré comme le pilier central sur lequel repose la stabilité économique et politique du pays, a contribué à ce mouvement de baisse, ont indiqué des courtiers.
Les analystes politiques à Moscou, par ailleurs, tablent déjà sur une absence prolongée de Boris Eltsine, qui était apparu très fatigué et prompt aux bourdes les plus grosses ces derniers jours.
Le chef de l’Etat «garde le contrôle du bouton nucléaire comme auparavant, en dépit de sa maladie. Il n’y a pas eu de changement», a souligné de son côté le chef du service de presse du Kremlin Alexeï Gromov.
Le Kremlin a réagi calmement à des informations du quotidien américain «Washington Post», qui a assuré dans son édition de jeudi que le président russe était de nouveau victime de problèmes cardiaques.
Le président russe a subi une attaque cardiaque «ou quelque chose de proche», a affirmé un diplomate américain cité par le quotidien sous couvert d’anonymat.
L’infection respiratoire du président «n’est absolument pas liée» à son opération cardiaque, a rétorqué le chirurgien Renat Aktchourine, qui avait lui-même procédé à un quintuple pontage coronarien, le 5 novembre 1996, sur la personne de M. Eltsine. «L’état de santé général du chef de l’Etat ne suscite en moi ni alarme, ni doute», a-t-il indiqué.
Dans la matinée, le Kremlin avait publié un bulletin de santé dans lequel les médecins du président confirmaient leur diagnostic de la veille — «infection respiratoire aiguë» — ajoutant que le président ne «se sentait pas très bien».

Tremblements

Boris Eltsine, à qui l’on a prescrit des médicaments antiviraux, anti-inflammatoires et des remontants, devrait rester une douzaine de jours dans la maison de repos de Barvikha, non loin de sa résidence de campagne dans la banlieue de Moscou.
Les médecins lui ont demandé d’annuler l’enregistrement prévu d’un message à la radio, qui devait être diffusé vendredi matin, à l’occasion du «jour de la Constitution», férié en Russie.
M. Eltsine accorde une grande importance à cet anniversaire, voyant dans l’actuelle loi fondamentale, adoptée en 1993 à son initiative, un gage de stabilité politique de son pays.
Pour tenter de rassurer, le Kremlin a distillé toute la journée des informations sur l’activité du président.
Boris Eltsine s’est d’abord entretenu par téléphone, dans la matinée, avec son homologue bulgare Petar Stoïanov, qui devait venir à Moscou du 18 au 20 décembre: «Le président Eltsine m’a téléphoné ce matin. Il doit se faire soigner pendant une dizaine de jours, ma visite est reportée pour février ou mars», a annoncé M. Stoïanov.
Le chef de l’Etat russe a ensuite reçu le chef de son administration, Valentin Ioumachev. La télévision publique a diffusé quelques secondes d’images de cet entretien, sans son. Boris Eltsine y apparaît confortablement installé dans un fauteuil, apparemment détendu bien que fatigué. Sa main droite, pendant quelques secondes, est agitée de tremblements.
Selon le service de presse du Kremlin, l’entretien a duré 30 minutes.
Dans l’après-midi, le président a signé un décret sur la discipline budgétaire.
L’inquiétude des marchés et du monde politique est alimentée par la longue tradition de dissimulation du Kremlin. La dernière crise cardiaque de Boris Eltsine, entre les deux tours de l’élection présidentielle de juin 1996, avait été présentée comme «une extinction de voix» suivie d’un «refroidissement». (AFP):
l Le chef des forces aériennes russes, le général Piotr Deinikine, a présenté jeudi sa démission, officiellement pour raison d’âge, après avoir été vivement critiqué à la Douma après la chute d’un avion cargo militaire sur un immeuble d’habitation, samedi à Irkoutsk.
Le général Deinikine, qui a fêté le 4 décembre ses 60 ans, a demandé à être placé dans le cadre de réserve, selon l’agence ITAR-TASS.
Le président russe Boris Eltsine, bien qu’hospitalisé, a accédé à sa demande, alors que le ministre de la Défense Igor Sergueïev lui avait demandé de la repousser, selon l’agence Interfax citant des sources militaires.
Un bulletin de santé rassurant et une apparition fugitive de Boris Eltsine jeudi à la télévision n’ont pas levé les doutes sur l’état de santé réel du chef de l’Etat russe, hospitalisé mercredi pour une «infection respiratoire aiguë».La Bourse de Moscou est restée orientée à la baisse pour la deuxième journée consécutive. L’indice RTS, l’un des deux indices significatifs à Moscou, cédait 8,1% en fin d’après-midi.L’hospitalisation du président, encore considéré comme le pilier central sur lequel repose la stabilité économique et politique du pays, a contribué à ce mouvement de baisse, ont indiqué des courtiers.Les analystes politiques à Moscou, par ailleurs, tablent déjà sur une absence prolongée de Boris Eltsine, qui était apparu très fatigué et prompt aux bourdes les plus grosses ces...