La palme, cette année encore, revient à l’Allemagne, qui a maintenu ses trois représentants en Ligue des champions, et à l’Italie, seul pays à disposer de deux fleurons en Coupe de l’UEFA.
L’Angleterre tire, elle aussi, son épingle du jeu avec une équipe qualifiée dans chacune des trois compétitions, Manchester United terminant avec cinq victoires en six matches dans un groupe particulièrement difficile de la C1.
La rentrée de septembre s’annonçait pourtant prometteuse pour la France avec un record historique: 10 équipes engagées dans les trois compétitions, soit le plus gros contingent du Vieux continent.
La Coupe Intertoto avait ajouté trois représentants, Auxerre, Bastia et Lyon, aux sept déjà désignés par l’UEFA.
Trois mois plus tard, le bilan est maigre mais logique.
Les Bourguignons, s’ils ont eu un parcours tranquille, confirment quand même qu’ils sont la formation française la plus régulière en Coupe d’Europe avec une cinquième qualification pour les quarts de finale en 11 campagnes.
Certes, les joueurs de Guy Roux dépassent rarement ce niveau mais au moins sont-ils toutefois moins radieux pour les Auxerrois, qui font, avec le Spartak Moscou, figure de poucet d’une épreuve particulièrement relevée cette année.
Manque de
constance
Schalke, le tenant du titre, et l’Inter de Milan, son dauphin la saison passée, se présentent à nouveaux comme les grandissimes favoris.
Face à Lyon puis à Strasbourg, les coéquipiers de Ronaldo et de Youri Djorkaeff ont démontré qu’ils pouvaient renverser n’importe quelle situation.
Dans cette compétition où la France comptait sept équipes, le suspense n’a que peu duré.
Bordeaux, finaliste en 1996, tirait sa révérence dès le premier tour face à Aston Villa. De même que Nantes, toujours à la peine, qui s’inclinait devant les modestes Danois d’Aarhus.
Lyon avait la malchance de tomber au deuxième tour sur l’Inter qui arrachait sa qualification malgré une étonnante défaite (2-1) à San Siro. Bastina ne faisait pas illusion face au Steaua Bucarest tandis que Metz subissait la loi de Karlsruhe et de son meneur Andreas Moller.
Strasbourg résistait vaillamment d’abord aux Glasgow Rangers puis à Liverpool, qui n’est plus la flamboyante formation, championne d’Europe dans les années 70.
Au troisième tour, l’Inter et sa pléiade d’étoiles brisaient les rêves des anonymes alsaciens. Il n’y avait pas de miracle.
En Coupe des coupes, Nice a rempli son contrat en passant le premier tour.
Les Azuréens, suivant le parcours de Nîmes en 1996, ne pouvaient guère espérer mieux qu’un deuxième tour, même si la C2 ressemble de plus en plus à une coupe au rabais.
La Ligue des champions a fourni l’occasion aux champions monégasques de prouver qu’ils restaient la meilleure équipe de France, malgré un départ catastrophique (3-0) à Lisbonne.
L’aventure de Monaco a été celle d’un lent mais inexorable retournement de situation. Cette défaite fut suivie de quatre victoires probantes et d’un match nul à Leverkusen qui assuraient aux joueurs de la Principauté la première place de leur groupe.
Ce fut l’occasion pour Tigana de lancer dans le grand bain Thierry henry et surtout David Trezeguet, auxquels l’équipe de France, toujours à la recherche de buteurs, pourrait tendre les bras dans un proche avenir.
Le Paris Saint-Germain a, lui, vécu une ligue des champions qui fut à son image de formation sujette aux crises périodiques: les mauvais résultats succédèrent aux bons pour arriver à une élimination sur le fil.
Le Parisiens ont payé leur manque de constance dans une compétition qui en requiert de plus en plus son élargissement à 24 clubs ne pardonnant guère les faux-pas.
Le bilan est donc décevant mais au moins confirme-t-il que le championnat de France n’est toujours pas au niveau des meilleurs d’Europe.


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