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Actualités - Chronologie

Le tour du monde en ballon est aussi une course technologique

La course autour du monde en ballon mettant en compétition cinq équipes — dont celle du milliardaire Richard Branson, qui a échoué mardi au Maroc — est aussi une course technologique dans laquelle deux entreprises britanniques sont engagées au premier plan.
Le ballon du riche homme d’affaires britannique, dont l’enveloppe s’est envolée par accident mardi dans le ciel marocain, à quelques heures du départ prévu, est sorti des ateliers de Colt Balloons, la société du Suédois Per Lindstrand, basée en Grande-Bretagne.
La société Cameron, basée à Bristol, dans le sud-ouest de l’Angleterre, a construit les enveloppes des quatre autres ballons en course, ainsi que les nacelles de deux d’entre eux, répondant aux spécifications techniques fournies par chacune des équipes.
Cette société a été créée il y a près de 30 ans par Don Cameron, un pionnier des ballons qui avait échoué en 1978 dans une tentative de traversée de l’Atlantique à quelques kilomètres des côtes françaises. Il avait aussi été l’un des organisateurs de la Course de l’Atlantique en ballon en 1992, à laquelle il avait participé avec succès.
Outre celle de Branson, les équipes encore en course, celles du Suisse Bertrand Piccard, et de l’Américain Dick Rutan, ont fait construire des ballons qui leur permettront d’atteindre les 12.000 mètres d’altitude pour profiter des forts courants du «jet stream».
Les deux autres ballons engagés, ceux de l’Américain Steve Fossett, l’actuel détenteur du record de distance et de durée de vol (16.500 km en 6 jours, deux heures et 44 minutes) et de son compatriote Kevin Ulassi, sont nettement plus petits et navigueront seulement à 5.000 mètres d’altitude. Ils n’ont donc pas eu à pressuriser leur cabine.
Trois des ballons, ceux de Fossett, Piccard et Rutan, présentent un système original destiné à «éviter que le soleil ne réchauffe le ballon d’hélium principal», provoquant des hausses et des baisses d’altitude, explique M. Cameron. Au-dessus de cette enveloppe, un deuxième ballon d’hélium beaucoup plus petit soutend une sorte de tente qui aide à garder une température constante.
Outre ces commandes très spéciales, la société Cameron construit principalement des ballons à air chaud (plus de 300 par an et son chiffre d’affaires annuel est de huit millions de livres (13,5 millions de dollars), explique son directeur.
Après l’accident dont a été victime Richard Branson, les probabilités pour que l’un de ses ballons remporte la course sont mathématiquement particulièrement fortes, mais «personne ne sait ce qui peut arriver», dit-il philosophe. (AFP)
La course autour du monde en ballon mettant en compétition cinq équipes — dont celle du milliardaire Richard Branson, qui a échoué mardi au Maroc — est aussi une course technologique dans laquelle deux entreprises britanniques sont engagées au premier plan.Le ballon du riche homme d’affaires britannique, dont l’enveloppe s’est envolée par accident mardi dans le ciel marocain, à quelques heures du départ prévu, est sorti des ateliers de Colt Balloons, la société du Suédois Per Lindstrand, basée en Grande-Bretagne.La société Cameron, basée à Bristol, dans le sud-ouest de l’Angleterre, a construit les enveloppes des quatre autres ballons en course, ainsi que les nacelles de deux d’entre eux, répondant aux spécifications techniques fournies par chacune des équipes.Cette société a été créée il y a près...