Le ministre français des Affaires étrangères français, Hubert Védrine, a affirmé que «les questions que l’on se posait il y a deux ou trois ans sur la pérennité du régime algérien ne se posent plus aujourd’hui».
«On ne peut pas nier qu’il y a eu en Algérie une édification institutionnelle», depuis les dernières élections, a-t-il dit.
M. Védrine, qui parlait lors d’une émission radio-télévisée, le Grand Jury RTL/Le Monde/LCI, a notamment évoqué la participation à l’Assemblée algérienne de plusieurs partis «qui expriment des forces différentes, qui se combattent selon des procédés normaux, politiques et parlementaires».
Il a estimé qu’il y avait en Algérie «une sorte de processus fragile, compliqué, que la France encourage».
«Nous encourageons les autorités algériennes à compléter ce processus institutionnel par un processus de démocratisation véritable, par des réformes», a ajouté M. Védrine.
Selon des estimations occidentales, près de 60.000 personnes ont été tuées en Algérie depuis le début des affrontements entre les autorités et les intégristes à la suite de l’annulation du second tour des élections en janvier 1992, qui semblaient en passe d’être remportées par le FIS (Front islamique du salut).
M. Védrine a jugé les massacres en Algérie «absolument insupportables, parmi les choses les plus horribles que l’on ait vu depuis longtemps. Une des dimensions de notre politique est de maintenir sous toutes les formes et d’encourager tous les jours la solidarité de la société française avec la société algérienne», a-t-il ajouté. (AFP, Reuters)


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