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Actualités - Chronologie

Les étonnantes performances économiques US ravivent les craintes d'inflation

Les performances surprenantes de l’économie américaine en novembre, avec un chômage au plus bas depuis 1973 et un nombre de créations d’emploi au plus haut depuis près de deux ans, ont ravivé les craintes inflationnistes, selon les conjoncturistes.
Cette situation rend plus probable une hausse des taux de la Réserve fédérale au début 1998.
Le chômage est tombé à 4,6% le mois dernier contre 4,7% en octobre et l’économie a créé 404.000 nouveaux emplois, selon les statistiques publiées par le département du Travail.
Ces chiffres ont surpris les analystes qui tablaient le plus souvent sur 200.000 créations nettes d’emplois et une légère augmentation du chômage.
«Ce sont des statistiques très fortes qui font craindre des risques de surchauffe de l’économie et conduiront probablement la Réserve fédérale (Fed) à relever ses taux directeurs dès la première réunion de son comité monétaire de 1998 en février», a estimé John Lonski, le principal économiste de Moody’s, la firme de notation financière de Wall Street.
La Fed laissera sans doute sa politique monétaire inchangée lors de son prochain comité monétaire le 16 décembre, de crainte d’exacerber les effets de la crise financière dans le Sud-Est asiatique, a-t-il relevé.
La fermeté de l’emploi en novembre ne s’explique pas seulement par des facteurs saisonniers puisque les créations de postes de travail dans la distribution en raison des fêtes de fin d’année ne représentent qu’à peine la moitié du gain total (180.000 sur 404.000 nouveaux emplois), a souligné M. Lonski.
Tous les indicateurs montrent au contraire que l’économie continue à tourner à plein régime, a-t-il dit.
La durée moyenne de la semaine de travail a augmenté de 18 minutes pour atteindre 34,8 heures en novembre. Le nombre d’heures supplémentaires dans le secteur manufacturier s’est accru de 6 minutes à 4,9 heures.
Enfin, le salaire horaire a augmenté de 0,6% en novembre, ce qui est pour John Lonski «une augmentation énorme» puisque cela représente une progression de 7,2% en rythme annuel.
Ces gains salariaux vont continuer à soutenir les dépenses de consommation, le principal moteur de la croissance aux Etats-Unis, a-t-il poursuivi. Mais cela va aussi accroître les tensions inflationnistes, a ajouté cet économiste.

Empêcher une surchauffe

Au 4e trimestre, le produit intérieur brut devrait ainsi connaître une croissance de 3,7% comparativement à la même période en 1996, selon John Lonski.
Cependant, les effets de la crise asiatique qui vont entraîner une diminution des exportations américaines dans cette région, vont temporiser cette expansion et probablement réduire la croissance d’un point en 1998, prédit-il.
Mais ces effets déflationnistes, qui permettent déjà de contenir partiellement les tensions inflationnistes aux Etats-Unis, ne seront pas suffisants à terme pour empêcher une surchauffe et la Fed devra alors donner un tour de vis à sa politique monétaire, a-t-il expliqué.
Cette analyse n’est pas partagée par Ken Golstein, un économiste du Conference Board, un institut privé de conjoncture de New York pour qui l’économie américaine peut continuer à croître à un rythme soutenu avec un taux de chômage faible et sans accélération de l’inflation.
Grâce aux gains de productivité de ces dernières années dus en grande partie à l’informatique, «la croissance peut continuer comme cela pendant longtemps», a-t-il dit, ajoutant que l’on n’a jamais été aussi «près d’un âge d’or économique».
La productivité s’est accrue de 4,1% en rythme annuel au 3e trimestre, avait annoncé jeudi le département du travail. Il s’agit du gain le plus important depuis le quatrième trimestre de 1992.
Ce pronostic favorable est partagé par Wall Street puisque l’indice Dow Jones des 30 valeurs vedettes gagnait près de 100 points à la mi-journée vendredi.
Le président Bill Clinton s’est félicité de cette performance de l’emploi qui, a-t-il déclaré, «montre que l’économie américaine est la plus forte depuis une génération avec près de 14 millions de créations d’emplois au cours des cinq dernières années». (AFP)
Les performances surprenantes de l’économie américaine en novembre, avec un chômage au plus bas depuis 1973 et un nombre de créations d’emploi au plus haut depuis près de deux ans, ont ravivé les craintes inflationnistes, selon les conjoncturistes.Cette situation rend plus probable une hausse des taux de la Réserve fédérale au début 1998.Le chômage est tombé à 4,6% le mois dernier contre 4,7% en octobre et l’économie a créé 404.000 nouveaux emplois, selon les statistiques publiées par le département du Travail.Ces chiffres ont surpris les analystes qui tablaient le plus souvent sur 200.000 créations nettes d’emplois et une légère augmentation du chômage.«Ce sont des statistiques très fortes qui font craindre des risques de surchauffe de l’économie et conduiront probablement la Réserve fédérale (Fed) ...