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Actualités - Chronologie

Match de gala : des étoiles et des buts au vélodrome (photo)

Le match de gala entre une sélection européenne et une équipe du Reste du monde (2-5), jeudi soir au stade Vélodrome de Marseille, a donné lieu à un festival offensif des étoiles en présence, pour le plus grand bonheur des quelque 38.000 spectateurs qui avaient bravé le froid.
Cette rencontre, à l’organisation symbolique, quelques minutes avant le tirage au sort de la phase finale de la Coupe du monde, en France l’été prochain, aura effectivement ravi le public marseillais, comblé d’aise devant les exploits techniques de Ronaldo, la star absolue, et de Zinedine Zidane, l’enfant du pays.
Les sélections étaient constituées par un représentant de chacune des trente-deux équipes qualifiées pour le Mondial-98. L’équipe d’Europe était dirigée par l’Allemand Franz Beckenbauer et celle du Reste du monde par le Brésilien Carlos Alberto Parreira.
Après une ouverture du score par le Roumain Lacatus dès la 2e minute, le Reste du monde allait profiter d’un manque flagrant de vigilance dans la défense adverse pour inscrire cinq buts avant la pause au malheureux Koepke, grâce au Colombien De Avila (17), et surtout deux doublés de Ronaldo (22, 43) et du buteur argentin Batistuta (30, 36).
En seconde période, le capitaine «européen» Zidane réduisait le score (60). L’histoire n’aura rien à retenir d’autre de cette rencontre que le plaisir toujours agréable d’un spectacle rendu chatoyant par l’absence totale d’enjeu.

Europe-Reste du monde: La rencontre

En l’absence d’enjeu, ce match de gala entre la sélection d’Europe et la formation du Reste du monde, prélude novateur au tirage au sort de la Coupe du monde, jeudi au stade Vélodrome, s’apparentait à une immense fête à la gloire d’une petite sphère, objet d’une véritable dévotion à Marseille.
En ce sens, l’entame était à la hauteur de l’attente du public, Lacatus exploitant une mauvaise relance de Naybet pour tromper Songo’o d’une frappe croisée (2). Avec Costacurta comme seul défenseur de métier, Franz Beckenbauer avait abattu délibérément la carte de l’attaque. Débarrassés de toutes consignes, les joueurs laissaient libre cours à leur fantaisie.
L’équipe du Vieux continent s’imaginait à tort que l’apprentissage de sa verve offensive allait s’accomplir spontanément. Dans sa hâte, elle en égarait certains fondamentaux. Après deux tentatives avortées de Ronaldo, De Avila, décalé dans l’espace libre par le Brésilien de l’Inter Milan, égalisait (17). De passeur, Ronaldo se muait ensuite avec bonheur en finisseur (22).
En cette première période, les deux sélections alternaient les phases d’effort et les séquences de récupération, les actions construites et le jeu direct, quelques enchaînements collectifs intéressants et d’inévitables imprécisions. D’une rare limpidité, le tir de Batistuta (30) conférait une plus large ampleur à l’avance du Reste du monde. Le doublé de «Batigol», placé sur orbite par Ronaldo, arrachait un rictus à Andreas Koepke, rarement habitué à pareil traitement dans son jardin (36).
Le gardien allemand encaissait même un cinquième but à quelques secondes de la mi-temps, œuvre de l’inévitable Ronaldo (43).

Zidane pour l’honneur de l’Europe

Six buts en 45 minutes: les intentions offensives n’étaient pas demeurées lettre morte. Chacun avait pu ressentir le bonheur vécu par les vingt-deux acteurs d’une partie échevelée. Le préambule du second thème n’était pas de la même veine. Il fallait patienter un quart d’heure avant de voir Zidane, l’enfant de Marseille, adoucir la note de la sélection européenne (60).
Dans la continuité, Ronaldo et Batistuta, quatre buts à eux deux, quittaient la scène sous une salve d’applaudissements, avec le sentiment du devoir accompli.
Contrairement à certains joueurs assez éteints, les deux étoiles du calcio avaient scintillé de mille feux dans le ciel marseillais. Cette rencontre égrenait alors quelques minutes moins enjouées, l’occasion pour Zidane de faire apprécier la justesse de ses transversales.
Les multiples changements de part et d’autre ne favorisaient pas la cohésion de formations hétéroclites, Grodaas, le suppléant de Koepke, sauvant trois fois son équipe devant Wynalda, Burton et Suleimani. L’orgie initiale avait rendu boulimique une assistance nullement repue, qui en était pourtant réduite à se satisfaire de miettes.
Un mouvement en triangle, initié par Boksic et relayé par Lacatus, faillit profiter à Balakov (83). Pour ses retrouvailles avec le Vélodrome, Boksic brûlait d’un ardent désir de briller, mais de la parole aux actes...
Zidane aurait pu rédiger l’épilogue de ce match de gala, mais Ruiz Diaz veillait. C’en était fini pour le hors-d’œuvre, qui, sans être indigeste, loin s’en faut, avait manqué quelque peu de consistance après la pause. (AFP)
Le match de gala entre une sélection européenne et une équipe du Reste du monde (2-5), jeudi soir au stade Vélodrome de Marseille, a donné lieu à un festival offensif des étoiles en présence, pour le plus grand bonheur des quelque 38.000 spectateurs qui avaient bravé le froid.Cette rencontre, à l’organisation symbolique, quelques minutes avant le tirage au sort de la phase finale de la Coupe du monde, en France l’été prochain, aura effectivement ravi le public marseillais, comblé d’aise devant les exploits techniques de Ronaldo, la star absolue, et de Zinedine Zidane, l’enfant du pays.Les sélections étaient constituées par un représentant de chacune des trente-deux équipes qualifiées pour le Mondial-98. L’équipe d’Europe était dirigée par l’Allemand Franz Beckenbauer et celle du Reste du monde par le...