Trois nageurs russes, Vladimir Pyshnenko, Natalia Mescherjakova et Olga Kotchetkova, ont été contrôlés positifs à la Métandiénone, un stéroïde anabolisant, durant un camp d’entraînement à Chypre, en octobre, a révélé mardi l’entraîneur de l’équipe russe de natation, Victor Avdeienko.
Le contrôle effectué sur Vladimir Pyshnenko a révélé la présence d’une autre substance interdite, la Furosemide, un produit masquant.
Ces trois nageurs, candidats pour les Championnats du monde de Perth (Australie), en janvier, appartiennent tous au club de Samara.
La Fédération internationale de natation (FINA) devrait prendre sa décision quant à une éventuelle sanction entre le 10 et le 20 décembre. De son côté, la Fédération russe n’a fait aucun commentaire.
Chine: renforcement de contrôles en 1997, selon un responsable
La Chine a considérablement augmenté le nombre des contrôles antidopage de ses athlètes et spécialement de ses nageurs en 1997, afin de faire taire les suspicions sur leurs performances, a indiqué mardi un responsable.
«Nous avons fortement augmenté le nombre de contrôles en 1997, a affirmé Yang Tianle, membre de la commission médicale du Comité olympique chinois. Rien qu’en natation, 576 contrôles ont été effectués, dont 397 hors compétition, entre le 1er janvier et 30 octobre, et il n’y a aucun cas positif».
En tout, le laboratoire du contrôle de dopage de Pékin, agréé par le Comité international olympique (CIO) et dont M. Yang est cofondateur, a fait 3349 contrôles lors des dix premiers mois de cette année, dont 1733 en compétition, selon le responsable chinois. Il a ajouté qu’il n’y en avait que 1292 en 1994 et 2080 en 1996, et que le taux de résultats positifs était de 0,63% en 1996 contre 1,14% pour l’Australie, 4,06% pour la France et 4,32% pour le Canada.
Pour les entraîneurs étrangers, les récents succès du contrôle antidopage chinois sont à l’origine du mauvais résultat de la natation de l’Empire du milieu aux Jeux olympiques d’Atlanta l’an passé (une seule médaille d’or).
En septembre 1994, les nageuses chinoises avaient raflé 12 des 16 titres aux championnats du monde, avec cinq records du monde à la clé. Mais un mois plus tard, 11 représentants chinois, dont deux médaillés d’or de Rome, avaient été contrôlés positifs aux Jeux asiatiques d’Hiroshima (Japon).


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