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Actualités - Opinion

Magida Roumi triomphe à Oran (photo)

L’Algérien Mohammed Zeddour-Mohammed-Brahim, qui nous avait déjà écrit pour dire toute l’admiration que lui inspire Magida Roumi, a suivi ses concerts en Algérie et nous en fait part dans le courrier suivant.
Dans la capitale du Raï, Oran, fief du grand Khaled, Majida Roumi a subjugué un palais des sports devenu pour la première fois de sa longue histoire trop exigu pour la circonstance, malgré ses 800 places.
Le surlendemain, c’était au tour de Constantine «d’accueillir royalement» — le mot est de Magida — la grande chanteuse. Avant même qu’elle ne foule, pour la première fois de sa vie, le sol algérien, nous avons écrit que sa venue était un événement de taille et qu’elle venait en territoire déjà conquis. Ce que nous avons vu, lu ou entendu depuis qu’elle est entre nos murs n’a fait que confirmer notre pronostic. Magida Roumi a été non seulement l’hirondelle qui a annoncé le printemps mais elle a permis à beaucoup de lever le drapeau noir qu’ils avaient mis en berne sur l’espoir: ses nombreux messages d’amour, d’amitié, de fraternité; ses souhaits sincères de «voir une Algérie toujours debout» ont fait frémir les Algériens. «Nous sommes là pour vous soutenir, nous qui sommes passés par les mêmes blessures. Vos martyrs sont les nôtres». Le pays attendait une chanteuse et il découvrit un être rempli d’humanisme, pétri de noblesse et habité par une générosité sans limite. Il y a du religieux dans un tel être et les nobles sentiments que nous venons de citer placent l’art de Magida à un niveau sublime...
Aux deux spectacles d’Oran et de Constantine, elle a fait observer une minute de silence à la mémoire commune des morts du Liban et d’Algérie. Quand elle entama son répertoire, c’était pour être accompagnée de manière ininterrompue jusqu’à la fin. Le public composé —fait très rare — d’une majorité de femmes surprit tout le monde par sa connaissance parfaite des chansons de Magida. Dans les deux villes où elle s’est produite, l’émotion atteignit son paroxysme quand elle entonna «Beyrouth Sitt Dounia».
Le public l’accompagna debout, voulant témoigner ainsi son estime, sa solidarité et son respect, non seulement pour Magida et ses musiciens mais pour tout le Liban.
Rien de plus normal que Magida ait pu insuffler cette communion des esprits et des cœurs là où elle est passée. Quelques phrases ont suffi et le miracle a eu lieu. L’art a fait le reste; c’est cela, à notre avis, le vrai message que doit véhiculer la chanson...
A Constantine, Magida a été reçue au sein d’une famille avec une grande simplicité avant de faire une visite de la ville et de ses ponts suspendus.
De retour à Alger, elle a reçu, au siège du palais de la Culture, imposant édifice situé sur un promontoire surplombant la baie d’Alger, un hommage des femmes de la capitale dans une réception qui a duré plus de deux heures, en présence d’officiels. L’orchestre classique de musique andalouse animait la rencontre .
Magida Roumi a donné son dernier récital à la Coupole de la Cité olympique d’Alger où quelque 15.000 spectateurs étaient présents.
Une clôture de séjour en apothéose.
L’Algérien Mohammed Zeddour-Mohammed-Brahim, qui nous avait déjà écrit pour dire toute l’admiration que lui inspire Magida Roumi, a suivi ses concerts en Algérie et nous en fait part dans le courrier suivant.Dans la capitale du Raï, Oran, fief du grand Khaled, Majida Roumi a subjugué un palais des sports devenu pour la première fois de sa longue histoire trop exigu pour la circonstance, malgré ses 800 places.Le surlendemain, c’était au tour de Constantine «d’accueillir royalement» — le mot est de Magida — la grande chanteuse. Avant même qu’elle ne foule, pour la première fois de sa vie, le sol algérien, nous avons écrit que sa venue était un événement de taille et qu’elle venait en territoire déjà conquis. Ce que nous avons vu, lu ou entendu depuis qu’elle est entre nos murs n’a fait que...