Les rendements des emprunts à trois ans ont fortement reculé pour le deuxième jour consécutif, le déficit des paiements courants s’est contracté en octobre, pendant que la production industrielle progressait sensiblement.
Ces nouvelles ont été reçues dans l’indifférence générale, à un moment où les investisseurs ne peuvent que constater les dégâts causés au niveau des entreprises.
«Je dirai que le scénario le pire que nous pouvions imaginer est maintenant engagé. Je n’ai rien à dire à propos de l’avenir», a déclaré Park Byung-moon, de LG Securities.
Le won s’est affaibli tandis que les perspectives en matière de taux d’intérêt restent sombres, en dépit de la baisse des rendements.
L’indice composite a perdu 21,19 points, soit 4,89%, à 411,91 points, et l’enfoncement du niveau symbolique des 400 points n’est plus qu’une question de temps.
On a compté 806 valeurs en baisse, dont 605 à la limite quotidienne de 8%, pour 80 hausses seulement.
Le won s’est échangé à 1.170,0 pour un dollar, contre 1.119,5 jeudi, en raison d’une forte demande de dollars.
«Il n’existe pas le moindre signe d’espérer une reprise à court terme», a estimé Koh Kyung-bae, de Hyundai Securities.
La dernière fois que l’indice a clôturé sous les 400 points remonte au 27 juin 1987 avec 387,42 points.
L’indice aura cédé 18,6% dans la semaine depuis que le pays a annoncé qu’il cherchait à obtenir 20 milliards de dollars auprès du FMI.
Les investisseurs pensent que l’organisation internationale réclamera une réduction drastique des dépenses, un ralentissement de la croissance économique, un durcissement des contrôles monétaires et une restructuration de l’industrie financière.
«On craint de plus en plus que nombre de sociétés financières ne soient contraintes de cesser leur activité pendant et après le processus de restructuration attendu», a ajouté Hwang Chang-joong, de LG.
Pour les analystes, Séoul aurait même besoin de 40 à 60 milliards de dollars. (Reuters)


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